Un jour, dans ma chambre, je lisais Virgile. Je l’avais aimé dès le collège; mais, depuis que les professeurs ne me l’expliquaient plus, j’en avais une meilleure intelligence et rien ne m’en gâtait plus la beauté.
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- On la croyait indéchiffrable, quand une curieuse, aux mains de laquelle le livre était venu, s’avisa de regarder dans un miroir la page maculée. Elle lut très nettement dans la glace : «Je t’envoie mon coeur dans un baiser».
- Si on devait dessiner l’intelligence, la plus fine fleur de la pensée, on prendrait le visage d’une jeune mère, n’importe laquelle. De même si on devait dire la part souffrante de tout amour, la part manquante, arrachée.
- Ils étaient incultes, c’est-à-dire intelligents mais sans les livres capables de leur nommer, soit cette intelligence, soit cette inculture.
- En amour, comme d’ailleurs en art, l’intelligence toute sèche, toute nue, est une disgrâce.
- C’était en somme une jolie intelligence de femme. Elle n’inventait rien, mais elle comprenait tout.
- Je repense à cette idée que j’avais en 1897, d’écrire moi- même une étude sur moi. On n’est pas beau après l’amour.
- Bien des gens sont encore pour moi de véritables hiéroglyphes, mais tout doucement j’apprends à les déchiffrer. Je ne connais rien de plus beau que de lire la vie en déchiffrant les êtres.
- Ni mon intelligence, ni mes moyens d’expression ne sont à la hauteur de ma faculté de sentir, je veux dire de mes tortures.
- Hé Dieu ! Si j’eusse étudié - Au temps de ma jeunesse folle, - Et à bonnes moeurs sacrifié, - J’eusse maison et couche molle; - Mais quoi ? Je fuyais l’école - Comme fait le mauvais enfant.
- La lecture a été quelque chose de magique pour moi. Il faut une vraie magie pour envisager un autre monde et essayer de le comprendre. Et une fois qu’on l’a compris, le changer.
- Ce que j’ai appris de plus profond sur moi, c’était au gré d’une histoire d’amour : aucune formation intellectuelle, sociale, ne peut vous apporter ce que le fait d’accepter de tomber amoureuse vous apporte...
- J’ai étudié la philosophie, - La jurisprudence et la medecine, - Et même, hélas ! La théologie - Laborieusement d’un bout à l’autre. - Et voici que, pauvre fou, avec toute ma science, - Je ne suis pas plus sage qu’auparavant.
- Les livres contiennent de l’humour, de la beauté, de l’intelligence, de l’émotion, de la pensée, et bien sûr, tout ce qui fait la vie. La vie sans un livre est vide.
- C’est à se désoler, que seule l’intelligence comprenne ce que j’ai sur le coeur, contre elle. Le coeur ne le comprend pas.