On la croyait indéchiffrable, quand une curieuse, aux mains de laquelle le livre était venu, s’avisa de regarder dans un miroir la page maculée. Elle lut très nettement dans la glace : «Je t’envoie mon coeur dans un baiser».
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- Un jour, dans ma chambre, je lisais Virgile. Je l’avais aimé dès le collège; mais, depuis que les professeurs ne me l’expliquaient plus, j’en avais une meilleure intelligence et rien ne m’en gâtait plus la beauté.
- Une lumière douce fit étinceler la glace de l’armoire et reluire la corniche de palissandre.
- La passion du coeur m’apparaît sur la face. Laface ne ment point : c’est le miroir du coeur.
- L’orgueil est un miroir devant lequel nous faisons passer nos actions et celles des autres. Nous avons soin de ternir la glace, quand nous craignons de la trouver trop fidèle.
- Quand pour la première fois, dans un vivant, l’instinct s’est aperçu au miroir de lui-même, c’est le Monde tout entier qui a fait un pas.
- J’atteignis le fond, transporté de joie. Des sars, ronds et plats comme des soucoupes, nageaient une ronde autour d’un rocher. Regardant au dessus de moi, je vis la surface qui brillait comme un mauvais miroir, avec dans son centre la silhouette nette de Simone réduite à la taille d’une poupée.
- Ta lettre m’a rempli d’une émotion mélancolique dont je te saurai toujours gré. Car ma vie tout entière m’y était donnée en une sorte d’éblouissement. Et rien n’est aussi exaltant pour une créature que de sentir en soi tout son destin.
- Il y a pourtant une voix qui crie dans le désert : Amour, amitié, ô hyménee ! Oui, voilà les trois notes que j’entends dans le vent du soir et dans la plainte du torrent. Voix mystérieuse d’une ineffable poésie.
- Entendre une phrase qui tombe juste, c’est voir son âme dans un miroir.
- On lit comme on aime, on entre en lecture comme on tombe amoureux : par espérance, par impatience. Sous l’effet d’un désir, sous l’erreur invincible d’un tel désir : trouver le sommeil dans un seul corps, toucher au silence dans une seule phrase.
- Un miroir à nos yeux distraits - Vient-il offrir notre grimace ? - Il ne faut pas briser la glace, - Mais, s’il se peut, changer nos traits.
- La poésie est le miroir brouillé de notre société. Et chaque poète souffle sur ce miroir : son haleine différemment l’embue.
- Si les gens pouvaient voir dans mon coeur, j’aurais presque honte - tout y est froid, froid comme de la glace.