La curiosité est le commencement de la bienveillance. Hérodote nous donne en exemple la première des vertus du reporter, qui est la sympathie. Il y a en lui une disposition toujours rebondissante à comprendre.
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- Pour connaître la paix, il faut un enthousiasme à toute épreuve, ne rien comprendre de ce qui se produit autour de soi...
- Le mystère crée l’émerveillement et l’émerveillement est la base du désir de l’homme de comprendre.
- Ce sont souvent les petites choses plutôt que la grande image que l’esprit retient le plus facilement : par exemple, il est plus naturel et plus attrayant pour des lecteurs de comprendre le sens d’un grand événement historique à travers l’histoire d’une seule famille.
- C’est triste de penser qu’il faut attendre le pire pour enfin comprendre. Pourquoi le bonheur, on le reconnaît seulement au bruit qu’il fait en partant ?
- Ma soif de savoir est intermittente, mais mon envie de baigner ma tête dans des atmosphères inconnues à mes pieds et pérenne et constante. Le plus haut point que nous puissions atteindre n’est pas le savoir, mais la sympathie avec l’Intelligence.
- L’apéro, c’est le moment où on fait connaissance. On s’installe sur son quant-à-soi, le verre à la main pour garnir, les canapés sur la table pour meubler, on parle parfois de tout, souvent de rien, on s’informe, on s’intéresse.
- L’émerveillement, plutôt que le doute, est la source de la connaissance.
- La méchanceté est de tous les esprits le plus facile. Rien n’est si aisé que d’apercevoir un ridicule ou un vice et de s’en moquer : il faut des qualités supérieures pour comprendre le génie et la vertu.
- La compassion est un très bon outil pour faire mûrir nos capacités au bonheur et nous conduire à ce que j’appelle un "bonheur lucide" ou "mature".
- Une grande partie du talent d’un orateur consiste à dissimuler son art et à montrer un naturel qui crée, entre celui qui écoute et lui-même, un courant de sympathie et de confiance.
- Etre complexée, voilà qui est féminin. Effacée. Bien écouter. Ne pas trop briller intellectuellement. Juste assez cultivée pour comprendre ce qu’un bellâtre a à raconter.
- L’émerveillement n’est pas l’oubli de la mort, mais la capacité de la contempler comme tout le reste, comme l’amer et le sombre : dans la brûlure d’une première fois, dans la fraîcheur d’une connaissance sans précédent.
- Il n’est rien de plus lourd que la compassion. Même notre propre douleur n’est pas aussi lourde que la douleur consentie avec un autre, pour un autre, à la place d’un autre, multiplié par l’imagination, prolongée dans des centaines d’échos.
- Dès qu’il y a sympathie (ce mot si beau qui veut dire «sentir avec... ») commencent à la fois l’amour et la bonté.
- Quand on se révèle capable en une chose et l’on comprend bien une question, on peut être sûr d’en comprendre beaucoup d’autres.