Citations de Luc de Clapiers, marquis de Vauvenargues – Page 2

Écrivain · Philosophe · Essayiste · moraliste

78 citations, dont 77 vérifiées dans ses œuvres.

Ses thèmes : Sagesse, Orgueil, Paix, Hypocrisie.

Œuvres citées : Œuvres de Vauvenargues (1857), Réflexions et Maximes (1857), Introduction à la connaissance de l’esprit humain (1857), Réflexions & Maximes (1747), Fragments (1747).

Lire sa biographie
Naissance
5 août 1715
Décès
28 mai 1747
Nationalité
Française

Les citations

  1. Le corps a ses grâces, l’esprit ses talents, le cœur n’aurait-il que des vices ?
    Source vérifiée Réflexions et Maximes (1857), n° 297
  2. Il est triste que la bonté n’accompagne pas toujours la force.
    Source vérifiée Introduction à la connaissance de l’esprit humain (1857), livre troisième
  3. La clémence vaut mieux que la justice.
    Source vérifiée Réflexions et Maximes (1857), n° 167
  4. La paix rend les peuples plus heureux, et les hommes plus faibles.
    Source vérifiée Œuvres de Vauvenargues (1857), Texte entier, 748
  5. L’amour fait entrer la bonté dans un cœur ingénu et sensible ; les soupçons, l’envie, l’intérêt, la haine, n’ont pas de place dans un cœur touché et content.
    Source vérifiée Œuvres de Vauvenargues (1857), Texte entier
  6. La pitié n’est qu’un sentiment mêlé de tristesse et d’amour ; je ne pense pas qu’elle ait besoin d’être excitée par un retour sur nous-mêmes, comme on le croit.
    Source vérifiée Introduction à la connaissance de l’esprit humain (1857), livre deuxième
  7. Consolons-nous de nos défauts, puisqu’ils nous laissent toutes nos vertus ; et que le sentiment de nos faiblesses ne nous fasse pas perdre celui de nos forces.
    Source vérifiée Fragments (1747)
  8. On ne saurait avoir un grand génie, sans avoir l’esprit étendu ; mais il est possible qu’on ait l’esprit étendu sans avoir du génie.
    Source vérifiée Introduction à la connaissance de l’esprit humain (1857), livre premier
  9. Le vice fomente la guerre ; la vertu combat : s’il n’y avait aucune vertu, nous aurions pour toujours la paix.
    Source vérifiée Réflexions et Maximes (1857), n° 225
  10. Les arts sont consacrés à peindre les traits de la belle nature ; les sciences, à la vérité.
    Source vérifiée Introduction à la connaissance de l’esprit humain (1857), livre deuxième
  11. Le devoir de l’amitié s’étend plus loin qu’on ne croit : nous suivons notre ami dans ses disgrâces ; mais, dans ses faiblesses, nous l’abandonnons : c’est être plus faible que lui.
    Source vérifiée Introduction à la connaissance de l’esprit humain (1857), livre deuxième
  12. Quand on pense que le bonheur dépend beaucoup du caractère, on a raison ; si on ajoute que la fortune y est indifférente, c’est aller trop loin.
    Source vérifiée Œuvres de Vauvenargues (1857), Texte entier
  13. Lorsque les plaisirs nous ont épuisés, nous croyons avoir épuisé les plaisirs ; et nous disons que rien ne peut remplir le cœur de l’homme.
    Source vérifiée Réflexions et Maximes (1857), n° 195
  14. Quand on connaît bien les hommes, et qu’on veut les faire servir à ses desseins, on ne compte point sur un appas aussi frivole que celui des discours et des promesses.
    Source vérifiée Réflexions & Maximes (1747), n° 276
  15. Un homme sage est mis à une rude épreuve ; l’appât d’un plaisir trompeur met sa raison en péril.
    Source vérifiée Œuvres de Vauvenargues (1857), Texte entier
  16. On est encore bien éloigné de plaire, lorsqu’on n’a que de l’esprit.
    Source vérifiée Œuvres de Vauvenargues (1857), Texte entier, 860
  17. On ne peut juger de la vie par une plus fausse règle que la mort.
    Source vérifiée Réflexions et Maximes (1857), n° 140
  18. On cultive la gloire dans l’obscurité ; on souffre l’opprobre dans la grandeur : la fortune, qu’on croit si souveraine, ne peut presque rien sans la nature.
    Source vérifiée Œuvres de Vauvenargues (1857), Texte entier, 579
  19. La colère n’est qu’une aversion subite et violente, enflammée d’un désir aveugle de vengeance ; l’indignation, un sentiment de colère et de mépris.
    Source vérifiée Introduction à la connaissance de l’esprit humain (1857), livre deuxième
  20. Le bon goût consiste dans un sentiment de la belle nature ; ceux qui n’ont pas un esprit naturel ne peuvent avoir le goût juste.
    Source vérifiée Introduction à la connaissance de l’esprit humain (1857), livre premier
  21. On fait un ridicule à un homme du monde du talent et du goût d’écrire. Je demande aux gens raisonnables : Que font ceux qui n’écrivent pas ?
    Source vérifiée Œuvres de Vauvenargues (1857), Texte entier, 704
  22. Il n’y a guère de gens plus aigres que ceux qui sont doux par intérêt.
    Source vérifiée Réflexions et Maximes (1857), n° 55
  23. Il est plaisant qu’on ait fait une loi de la pudeur aux femmes, qui n’estiment dans les hommes que l’effronterie.
    Source vérifiée Œuvres de Vauvenargues (1857), Texte entier, 723
  24. L’instinct qui nous porte à nous agrandir n’est aucune part si sensible que dans l’ambition ; mais il ne faut pas confondre tous les ambitieux.
    Source vérifiée Introduction à la connaissance de l’esprit humain (1857), livre deuxième
  25. Un jeune homme qui aime pour la première fois de sa vie, n’est plus ni libertin, ni dissipé, ni ambitieux ; toutes ses passions sont suspendues, une seule remplit tout son cœur.
    Source vérifiée Œuvres de Vauvenargues (1857), Texte entier
  26. L’équité peut se définir par l’amour de l’égalité ; l’intégrité paraît une équité sans tache, et la justice une équité pratique.
    Source vérifiée Introduction à la connaissance de l’esprit humain (1857), livre troisième
  27. Un prince, qui n’est que bon, aime ses domestiques, ses ministres, sa famille, son favori, et n’est point attaché à son État ; il faut être un grand roi pour aimer un peuple.
    Source vérifiée Œuvres de Vauvenargues (1857), Texte entier, 375
  28. Quand on sent qu’on n’a pas de quoi se faire estimer de quelqu’un, on est bien près de le haïr.
    Source vérifiée Réflexions et Maximes (1857), n° 45
  29. Rien de long n’est fort agréable, pas même la vie ; cependant on l’aime.
    Source vérifiée Œuvres de Vauvenargues (1857), Texte entier, 698
  30. On peut rendre l’esprit plus vif et plus souple, de même que le corps ; il n’y a pour cela qu’à exercer l’un, comme on exerce l’autre.
    Source vérifiée Œuvres de Vauvenargues (1857), Texte entier, 633
  31. L’amour est plus violent que l’amour-propre, puisqu’on peut aimer une femme malgré ses mépris.
    Source vérifiée Œuvres de Vauvenargues (1857), Texte entier, 677
  32. L’amour paternel ne diffère pas de l’amour-propre. Un enfant ne subsiste que par ses parents, dépend d’eux, vient d’eux, leur doit tout ; ils n’ont rien qui leur soit si propre.
    Source vérifiée Introduction à la connaissance de l’esprit humain (1857), livre deuxième
  33. La politique fait entre les princes ce que les tribunaux de la justice font entre les particuliers : plusieurs faibles, ligués contre un puissant, lui imposent la nécessité de modérer son ambition et ses violences.
    Source vérifiée Réflexions et Maximes (1746)
  34. Faut-il s’applaudir de la politique, si son plus grand effort est de faire quelques heureux au prix du repos de tant d’hommes ? Et quelle est la sagesse si vantée de ces lois, qui laissent tant de maux inévitables, et procurent si peu, de biens ?
    Source vérifiée Réflexions et Maximes (1746)
  35. Un menteur est un homme qui ne sait pas tromper ; un flatteur, celui qui ne trompe ordinairement que les sots. Celui qui sait se servir avec adresse de la vérité, et qui en connaît l’éloquence, peut seul se piquer d’être habile.
    Source vérifiée Réflexions et Maximes
  36. La conscience est présomptueuse dans les saints, timide dans les faibles et les malheureux, inquiète dans les indécis, etc. : organe obéissant du sentiment qui nous domine, et des opinions qui nous gouvernent.
    Source vérifiée Réflexions et Maximes (1857), n° 135
  37. Le vrai courage est une des qualités qui supposent le plus de grandeur d’âme. J’en remarque beaucoup de sortes : un courage contre la fortune, qui est philosophie, un courage contre les misères, qui est patience.
    Source vérifiée Introduction à la connaissance de l’esprit humain (1857), livre troisième
  38. La reconnaissance est le sentiment d’un bienfait.

Biographie de Luc de Clapiers, marquis de Vauvenargues

Luc de Clapiers, marquis de Vauvenargues, est né en 1715 à Aix-en-Provence dans une famille noble aux revenus modestes. Engagé dans l’armée, il participa aux guerres de succession de Pologne et d’Autriche. Blessé, il mit fin à sa carrière militaire et se consacra à l’écriture à Paris, encouragé par Voltaire et Mirabeau. En 1746, il publia ses Réflexions et maximes. Mort à 31 ans, il est reconnu pour son style moraliste et stoïque, influençant la pensée française.

Biographie rédigée avec l’aide d’une intelligence artificielle et relue par la rédaction, à partir de l’article Luc de Clapiers, marquis de Vauvenargues de Wikipédia (auteurs : contributeurs de Wikipédia), modifiée ; texte disponible sous licence CC BY-SA 4.0.