On est encore bien éloigné de plaire, lorsqu’on n’a que de l’esprit.
Écrivain · 1715-1747 Image : Charles-Amédée Colin · CC0 · Wikimedia Commons On est encore bien éloigné de plaire, lorsqu’on n’a que de l’esprit.
Écrivain · 1715-1747 Image : Charles-Amédée Colin · CC0 · Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
Œuvres de Vauvenargues (1857), Texte entier, 860
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
O prestige enchanteur ! ô pouvoir de la grâce ! De ses charmes touchants tous les cœurs sont épris : Où la grace paroît, tout autre objet s’efface ; Sur la beauté la grace obtient encor le prix.
La clémence vaut mieux que la justice.
Le charme : une manière de s’entendre répondre « oui » sans avoir posé aucune question claire.
Un charme est ce qui subjugue, plutôt que ce qui plaît.
Le chic, la classe, l’élégance, le chien et même le peps, on ne les a pas par comparaison, on les a ou on ne les a pas, ou plutôt, on ne vous les reconnaît pas.
Il est aisé de tromper les plus habiles, en leur proposant des choses qui passent leur esprit et qui intéressent leur cœur.
Le corps a ses grâces, l’esprit ses talents, le cœur n’aurait-il que des vices ?
Il est triste que la bonté n’accompagne pas toujours la force.
La pitié n’est qu’un sentiment mêlé de tristesse et d’amour ; je ne pense pas qu’elle ait besoin d’être excitée par un retour sur nous-mêmes, comme on le croit.
L’amour fait entrer la bonté dans un cœur ingénu et sensible ; les soupçons, l’envie, l’intérêt, la haine, n’ont pas de place dans un cœur touché et content.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.