Il est triste que la bonté n’accompagne pas toujours la force.
Écrivain, 1715-1747 Image : Charles-Amédée Colin, CC0, Wikimedia Commons Il est triste que la bonté n’accompagne pas toujours la force.
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Source vérifiée
Introduction à la connaissance de l’esprit humain (1857), livre troisième
Cela fait sentir qu’il y a des vices qui n’excluent pas les grandes qualités et par conséquent de grandes qualités qui s’éloignent de la vertu. Je reconnais cette vérité avec douleur:il est triste que la bonté n’accompagne pas toujours la force, et que l’amour de la justice ne prévale pas nécessairement dans tous les hommes et dans tout le cours de leur vie, sur tout autre amour; mais non seulement les grands hommes se laissent entraîner au vice, les vertueux même se démentent et sont inconstants dans le bien. Cependant ce qui est sain est sain, ce qui est fort est fort, etc. …
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Nul ne mérite d’être loué de bonté, s’il n’a pas la force d’être méchant : toute autre bonté n’est le plus souvent qu’une paresse ou une impuissance de la volonté.
Il n’est pas juste de mettre la force au-dessus de la saine sagesse.
Ah ! la gloire ! Triste denrée ! Elle se paie cher et ne se garde pas ! Ne serait-elle point l’égoïsme des grands hommes, comme le bonheur est celui des sots ?
Il y a une bonté qui assombrit la vie, une bonté qui est tristesse, que l’on appelle communément pitié.
La vraie générosité est celle que personne ne peut comprendre. Dès que la bonté entre dans le domaine de l’admirable, elle n’est plus de la bonté.
Le bien, c’est tout ce qui favorise, augmente la force vitale ; le mal c’est ce qui la contrarie, la diminue.
Il ne s’agit pas d’être bon ou de faire le bien, mais de mener une vie qui ait de la signification et qui porte une responsabilité, ce qui n’est pas tout à fait la même chose. Cela conduit à choisir la difficulté plutôt que l’épicurisme.
Le bien a pour tombeau l’ingratitude humaine.
On a beau croire le contraire, la joie se partage moins que le malheur.
La compassion fait agir alors que la faiblesse rend craintif.

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