La clémence vaut mieux que la justice.
Écrivain, 1715-1747 Image : Charles-Amédée Colin, CC0, Wikimedia Commons La clémence vaut mieux que la justice.
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Réflexions et Maximes (1857), n° 167
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Justice qui nous nuit, vaut mieux qu’ injustice qui nous réjouit.
Il est plus important de faire croire à la justice que de l’appliquer.
Si la justice se présentait toujours sous l’apparence du courage, il y aurait plus de justice.
La justice est une idée d’avare.
Dans « injustice », il y a « justice ».
La justice se fourvoie quand elle perd de vue ce pourquoi elle a été organisée : faire du droit, pas de la morale.
Paie le mal avec la justice, et la bonté avec la bonté.
Tout plutôt que l’abdication de la raison, de la justice devant la force brutale.
La justice est la méchante sœur de l’espoir. Elle vous fait croire que nous sauvera, mais de quoi vous sauvera-t-elle puisqu’elle vient toujours après le malheur. Un verdict, ça ne répare rien. Ça ne console pas. Parfois tout de même ça purge le cœur.
Souvent un acte de justice et de douceur a plus de pouvoir sur le cœur des hommes que la violence et la barbarie.

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