Biographie courte et informations sur Honoré de Balzac

Honoré de Balzac est un écrivain français né en 1799 à Tours et mort en 1850 à Paris. Il a écrit des romans réalistes, en particulier La Comédie humaine, qui dépeignent la société de son temps. Avec plus de quatre-vingts romans et nouvelles à son actif, il a exercé une influence considérable sur la littérature. Reconnu comme un maître du roman français, Balzac a su illustrer les mutations sociales du XIXe siècle, notamment l'essor de la bourgeoisie.
- Il pensa tout à coup que la possession du pouvoir, quelque immense qu’il pût être, ne donnait pas la science de s’en servir.
- Elle était jolie par juxtaposition. Heureuse, elle eût été ravissante : le bonheur est la poésie des femmes, comme la toilette en est le fard.
- Le soir, les maisons de jeu n’ont qu’une poésie vulgaire, mais dont l’effet est assuré comme celui d’un drame sanguinolent.
- L’harmonie est la poésie de l’ordre.
- L’extase religieuse est la folie de la pensée dégagée de ses liens corporels; tandis que, dans l’extase amoureuse, se confondent, s’unissent et s’embrassent les forces de nos deux natures.
- Il faut toujours bien faire ce qu’on fait, même une folie.
- Une âme divine s’exhale par tous les mouvements. L’innocence a toujours un beau sommeil.
- Un bon chien vaut mieux que deux tu l’auras.
- Oui la femme est un être faible qui doit en se mariant, faire un entier sacrifice de sa volonté à l’homme, qui lui doit en retour le sacrifice de son égoïsme.
- Une femme vertueuse a dans le coeur une fibre de moins ou de plus que les autres femmes : elle est stupide ou sublime.
- Cet homme avait la foi du charbonnier. Il aimait la sainte Vierge comme il eût aimé sa femme.
- La France est souvent trompée mais comme une femme l’est, par des idées généreuses, par des sentiments chaleureux dont la portée échappe d’abord au calcul.
- Se promener avec la femme qu’on aime, lui donner le bras, lui choisir son chemin ! Ces joies illimitées suffisent à une vie. Le discours est alors si confiant !
- Une femme montre plus promptement son cul que son coeur.
- La pensée d’une femme est douée d’une incroyable élasticité : quand elle reçoit un coup d’assommoir, elle plie, paraît écrasée, et reprend sa forme dans un temps donné.
- Dans un mari, il n’y a qu’un homme; dans une femme mariée, il y a un homme, un père, une mère et une femme. Une femme mariée a de la sensibilité pour quatre, et pour cinq même, si l’on y regarde bien.
- La femme mariée est un esclave qu’il faut savoir mettre sur un trône.
- La femme de trente ans satisfait tout, et la jeune fille, sous peine de ne pas être, doit ne rien satisfaire.
- Femme en vue, femme souhaitée ! De là vient la terrible puissance des actrices.
- Une femme qui aime devient naïve.
- Mais il faut donc avoir des chevaux fringants, des livrées et de l’or à flots pour obtenir le regard d’une femme de Paris ? Le démon du luxe le mordit au coeur, la fièvre du gain le prit, la soif de l’or lui sécha la gorge.
- Dans le brûlant désert de ses désirs infinis et sans objet, la jeunesse envoie toutes ses forces sur la première femme qui s’y présente.
- Et l’on peut dire avec assurance que si la Vendée fit du brigandage une guerre, la Bretagne fit de la guerre un brigandage.
- Ce bien-être de l’âme que donnent une vie réglée, des habitudes douces et l’harmonie des caractères chez ceux qui nous entourent.
- La stupidité de l’homme d’argent, quoique devenue quasi proverbiale, n’est cependant que relative. Ll en est des facultés de notre esprit comme des aptitudes de notre corps.
- L’oeuvre de la nature, en ce genre s’appelle : aimer à première vue. En amour, la première vue est tout bonnement la seconde vue.
- Il est plus facile d’être amant que mari, pour la raison qu’il est plus difficile d’avoir de l’esprit tous les jours que de dire de jolies choses de temps en temps.
- La réflexion n’ôte rien au coeur et les habitudes de l’égoïsme le rétrécissent.
- Toute ma vie est en vous. Mon père m’a donné un coeur, mais vous l’avez fait battre. Le monde entier peut me blâmer, que m’importe !
- Les petits esprits ont besoin de despotisme pour le feu de leurs nerfs, comme les grandes âmes ont soif d’égalité pour l’action du coeur.
- C’est au coeur que les gens de Paris ont la pierre.
- Les baisers d’une femme sincère ont un miel divin qui semble mettre dans celte caresse une âme, un feu subtil par lequel le coeur est pénétré. Les baisers dénués de cette onction savoureuse sont âpres et secs.
- Il y a beaucoup d’hommes dont le coeur est puissamment ému par la seule apparence de la souffrance chez une femme : pour eux la douleur semble être une promesse de constance et d’amour.
- Ah ! Sachez-le : ce drame n’est ni une fiction, ni un roman. All is true, il est si véritable, que chacun peut en reconnaître les éléments chez soi, dans son coeur peut-être.
- L’amour a son instinct, il sait trouver le chemin du coeur comme le plus faible insecte marche à sa fleur avec une irrésistible volonté qui ne s’épouvante de rien.
- Un dévouement absolu, la foi sans bornes, un amour insensé, toutes ces richesses d’un coeur aimant et vrai ne sont rien; elles servent à aimer et ne font pas qu’on soit aimé.
- Ma première impression, à son aspect, ne fut ni la surprise, ni l’étonnement, ni la tristesse, ni l’intérêt, ni la pitié, mais une curiosité qui tenait de tous ces sentiments.
- Il faut de l’argent pour être heureux. Sans argent bernique.
- Ton mariage purement social, et mon mariage qui n’est qu’un amour heureux, sont deux mondes qui ne peuvent pas plus se comprendre que le fini ne peut comprendre l’infini. Tu restes sur la terre, je suis dans le ciel !
- Le regard d’un homme à qui vous demandez de l’argent fait tant de mal ! Certains emprunts nous coûtent notre honneur, comme certains refus prononcés par une bouche amie nous enlèvent une dernière illusion.