76 citations retrouvées dans le texte d’origine (notre méthode)
Les citations
Une explication n’est pas nécessairement une approbation ; mais le plus souvent on estime inutile de chercher à comprendre ce que l’on réprouve.
André GideSource vérifiée Journal 1889-1939, 31 octobre 1931 Sache comprendre la fable grecque : elle nous enseigne qu’Achille était invulnérable, sauf en cet endroit de son corps qu’attendrissait le souvenir du contact des doigts maternels.
André GideSource vérifiée Les Nouvelles Nourritures (1935) Conquérir sa joie vaut mieux que de s’abandonner à la tristesse.
André GideSource vérifiée Journal 1889-1939, 12 mai 1927 Mais quel directeur de conscience comprendrait assez subtilement ce flottement, cette indécision passionnée de tout mon être, cette égale aptitude aux contraires.
André GideSource vérifiée Journal 1889-1939, 19 janvier 1912 Je n’ai jamais dit, ni pensé, qu’on ne faisait de la bonne littérature qu’avec les mauvais sentiments.
André GideSource vérifiée Journal 1939-1949 Souvenirs, 2 septembre 1940 C’est avec les beaux sentiments qu’on fait de la mauvaise littérature.
André GideSource vérifiée Correspondance, à François Mauriac. Dans un instant, se dit-il, j’irai vers mon destin. Quel beau mot : l’aventure ! Ce qui doit advenir. Tout le surprenant qui m’attend.
André GideSource vérifiée Les Faux-monnayeurs (1925), partie 1, chapitre 6 Eh bien, je voudrais dire aux jeunes gens que l’absence de foi désoriente : pour que ce monde rime à quelque chose, il ne tient qu’à vous.
André GideSource vérifiée Souvenirs littéraires et problèmes actuels Une culture savante s’était saisie de ses sentiments les plus tendres, les plus naturels, les meilleurs, pour les polir, les lustrer, les assoupir.
André GideSource vérifiée Si le grain ne meurt (1926) Un A. B. Des meilleurs jours, souple et comme désempesé, pour qui mon amitié reverdit aussitôt…
André GideSource vérifiée Journal 1889-1939, 22 février 1912 Familles ! Je vous hais ! Foyers clos ; portes refermées, possessions jalouses du bonheur.
André GideSource vérifiée Les Nourritures terrestres (1897) Ce que nous appelons mouvements du cœur. N’est que le bousculement irraisonnable de nos pensées.
André GideSource vérifiée Journal (1922) Se passer de Dieu… Je veux dire : se passer de l’idée de Dieu, de la croyance en une Providence attentive, tutélaire et rémunératrice… N’y parvient pas qui veut.
André GideSource vérifiée feuillets d’automme La sagesse n’est pas dans la raison, mais dans l’amour.
André GideSource vérifiée Les nouvelles nourritures, éd. Gallimard Savoir se libérer n’est rien ; l’ardu c’est savoir être libre.
André GideSource vérifiée L’Immoraliste (1902), Texte entier, 1 L’ivresse n’est jamais qu’une substitution du bonheur. C’est l’acquisition du rêve d’une chose quand on n’a pas l’argent que réclame l’acquisition matérielle de la chose rêvée.
André GideSource vérifiée Le Prométhée mal enchaîné (1899), Texte sur une seule page, 22 L’œuvre d’art ne s’obtient que par contrainte et par la soumission du réalisme à l’idée de beauté préconçue.
André GideSource vérifiée Dostoïevski : articles et causeries Lumière profuse ; splendeur. L’été s’impose et contraint toute âme au bonheur.
André GideSource vérifiée Journal / 1939-1949, Souvenirs : avec un index des noms et des œuvres cités Les préjugés sont les pilotis de la civilisation.
André GideSource vérifiée Les Faux-monnayeurs (1925), partie 1, chapitre 2 Les séductions de la chair sont moins distrayantes que celles du cœur et de l’esprit.
André GideSource vérifiée Journal (1922) Attendre Dieu, Nathanaël, c’est ne comprendre pas que tu le possèdes déjà.
André GideSource vérifiée Les Nourritures terrestres (1897) L’appétit de savoir naît du doute. Cesse de croire et instruis-toi.
André GideSource vérifiée Les Nouvelles Nourritures (1919) Cesse de croire et instruis-toi.
André GideSource vérifiée Les Nouvelles Nourritures (1919) Il y a toujours moins de courage à emboîter le pas qu’à se détacher d’un ensemble.
André GideSource vérifiée Journal (1922) Le plus petit instant de vie est plus fort que la mort, et la nie.
André GideSource vérifiée Les Nourritures terrestres (1897) La promesse de la chenille n’engage pas le papillon.
André GideSource vérifiée Journal (1922) L’habileté des grands journalistes est de pouvoir faire dire à l’imbécile qui les lit : « C’est tout juste ce que je pensais ! ».
André GideSource vérifiée Journal (1922) Chaque instant de notre Vie est essentiellement irremplaçable : sache parfois t’y concentrer uniquement.
André GideSource vérifiée Les Nourritures terrestres (1897) Les lois et les censures compromettent la liberté de pensée bien moins que ne le fait la peur. Toute divergence d’opinion devient suspecte et seuls quelques très rares esprits ne se forcent pas à penser et juger « comme il faut ».
André GideSource vérifiée Journal (1922) Faire œuvre durable, c’est là mon ambition, et quant au reste : succès, honneurs, acclamations, j’en fais moins cas que de la moindre parcelle de vraie gloire : apporter réconfort et joie aux jeunes hommes de demain.
André GideSource vérifiée Journal, 10 avril 1943 Je gage qu’avant vingt ans, les mots : contre nature, antiphysique, etc., ne pourront plus se faire prendre au sérieux. Je n’admets qu’une chose au monde pour ne pas être naturelle : c’est l’œuvre d’art.
André GideSource vérifiée Corydon (1924), Texte entier Supprimer en soi le dialogue, c’est proprement arrêter le développement de la vie. Tout aboutit à l’harmonie. Plus sauvage et plus persistante avait été la discordance, plus large est l’épanouissement de l’accord.
André GideSource vérifiée Journal, juin 1927 Mais non ; je ne veux point d’une félicité que peut flétrir la clairvoyance. Il faut savoir retrouver le bonheur par delà. Acceptation ; confiance ; sérénité ; vertus de vieillard. L’âge de la lutte avec l’ange est passé.
André GideSource vérifiée Journal, 1927 D’autres ont le sentiment de ce qu’ils ont, dit-il ; je n’ai le sentiment que de mes manques. Manque d’argent, manque de forces, manque d’esprit, manque d’amour. Toujours du déficit ; je resterai toujours en deçà.
André GideSource vérifiée Les Faux-monnayeurs (1925), partie 3, chapitre 7 Il me semblait alors que j’étais né pour une sorte inconnue de trouvailles ; et je me passionnais étrangement dans ma recherche ténébreuse, pour laquelle je sais que le chercheur devait abjurer et repousser de lui culture, décence et morale.
André GideSource vérifiée L’Immoraliste (1902), Texte entier La science, il est vrai, ne progresse qu’en remplaçant partout le pourquoi par le comment ; mais, si reculé qu’il soit, un point reste toujours où les deux interrogations se rejoignent et se confondent.
André GideSource vérifiée Journal (1922)
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Biographie d’André Gide
André Gide naît en 1869 à Paris dans une famille protestante bourgeoise. Après des études marquées par des conflits avec l’autorité, il épouse sa cousine Madeleine en 1895. Il explore sa sexualité et rompt avec le protestantisme. Écrivain majeur, il publie des romans modernes comme L’Immoraliste et Les Faux-monnayeurs. Voyageur engagé, il critique le colonialisme et le totalitarisme. En 1947, il reçoit le prix Nobel de littérature. Il décède en 1951 à Paris.
Biographie rédigée avec l’aide d’une intelligence artificielle et relue par la rédaction, à partir de l’article André Gide de Wikipédia (auteurs : contributeurs de Wikipédia), modifiée ; texte disponible sous licence CC BY-SA 4.0.
