Citations d’André Gide – Page 2

Écrivain, romancier, dramaturge, Essayiste

92 citations, dont 76 vérifiées dans ses œuvres.

Ses thèmes : Bonheur, Dieu, Cœur, Art.

Œuvres citées : Journal (1922), Les Nourritures terrestres (1897), L’Immoraliste (1902), Les Faux-monnayeurs (1925), Dostoïevski : articles et causeries.

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Naissance
22 novembre 1869
Décès
19 février 1951
Nationalité
Française

76 citations retrouvées dans le texte d’origine (notre méthode)

Les citations

  1. Une explication n’est pas nécessairement une approbation ; mais le plus souvent on estime inutile de chercher à comprendre ce que l’on réprouve.
    Source vérifiée Journal 1889-1939, 31 octobre 1931
  2. Sache comprendre la fable grecque : elle nous enseigne qu’Achille était invulnérable, sauf en cet endroit de son corps qu’attendrissait le souvenir du contact des doigts maternels.
    Source vérifiée Les Nouvelles Nourritures (1935)
  3. Conquérir sa joie vaut mieux que de s’abandonner à la tristesse.
    Source vérifiée Journal 1889-1939, 12 mai 1927
  4. Mais quel directeur de conscience comprendrait assez subtilement ce flottement, cette indécision passionnée de tout mon être, cette égale aptitude aux contraires.
    Source vérifiée Journal 1889-1939, 19 janvier 1912
  5. Je n’ai jamais dit, ni pensé, qu’on ne faisait de la bonne littérature qu’avec les mauvais sentiments.
    Source vérifiée Journal 1939-1949 Souvenirs, 2 septembre 1940
  6. C’est avec les beaux sentiments qu’on fait de la mauvaise littérature.
    Source vérifiée Correspondance, à François Mauriac.
  7. Dans un instant, se dit-il, j’irai vers mon destin. Quel beau mot : l’aventure ! Ce qui doit advenir. Tout le surprenant qui m’attend.
    Source vérifiée Les Faux-monnayeurs (1925), partie 1, chapitre 6
  8. Eh bien, je voudrais dire aux jeunes gens que l’absence de foi désoriente : pour que ce monde rime à quelque chose, il ne tient qu’à vous.
    Source vérifiée Souvenirs littéraires et problèmes actuels
  9. Une culture savante s’était saisie de ses sentiments les plus tendres, les plus naturels, les meilleurs, pour les polir, les lustrer, les assoupir.
    Source vérifiée Si le grain ne meurt (1926)
  10. Un A. B. Des meilleurs jours, souple et comme désempesé, pour qui mon amitié reverdit aussitôt…
    Source vérifiée Journal 1889-1939, 22 février 1912
  11. Familles ! Je vous hais ! Foyers clos ; portes refermées, possessions jalouses du bonheur.
    Source vérifiée Les Nourritures terrestres (1897)
  12. Ce que nous appelons mouvements du cœur. N’est que le bousculement irraisonnable de nos pensées.
    Source vérifiée Journal (1922)
  13. Se passer de Dieu… Je veux dire : se passer de l’idée de Dieu, de la croyance en une Providence attentive, tutélaire et rémunératrice… N’y parvient pas qui veut.
    Source vérifiée feuillets d’automme
  14. La sagesse n’est pas dans la raison, mais dans l’amour.
    Source vérifiée Les nouvelles nourritures, éd. Gallimard
  15. Savoir se libérer n’est rien ; l’ardu c’est savoir être libre.
    Source vérifiée L’Immoraliste (1902), Texte entier, 1
  16. L’ivresse n’est jamais qu’une substitution du bonheur. C’est l’acquisition du rêve d’une chose quand on n’a pas l’argent que réclame l’acquisition matérielle de la chose rêvée.
    Source vérifiée Le Prométhée mal enchaîné (1899), Texte sur une seule page, 22
  17. L’œuvre d’art ne s’obtient que par contrainte et par la soumission du réalisme à l’idée de beauté préconçue.
    Source vérifiée Dostoïevski : articles et causeries
  18. Lumière profuse ; splendeur. L’été s’impose et contraint toute âme au bonheur.
    Source vérifiée Journal / 1939-1949, Souvenirs : avec un index des noms et des œuvres cités
  19. Les préjugés sont les pilotis de la civilisation.
    Source vérifiée Les Faux-monnayeurs (1925), partie 1, chapitre 2
  20. Les séductions de la chair sont moins distrayantes que celles du cœur et de l’esprit.
    Source vérifiée Journal (1922)
  21. Attendre Dieu, Nathanaël, c’est ne comprendre pas que tu le possèdes déjà.
    Source vérifiée Les Nourritures terrestres (1897)
  22. L’appétit de savoir naît du doute. Cesse de croire et instruis-toi.
    Source vérifiée Les Nouvelles Nourritures (1919)
  23. Cesse de croire et instruis-toi.
    Source vérifiée Les Nouvelles Nourritures (1919)
  24. Il y a toujours moins de courage à emboîter le pas qu’à se détacher d’un ensemble.
    Source vérifiée Journal (1922)
  25. Le plus petit instant de vie est plus fort que la mort, et la nie.
    Source vérifiée Les Nourritures terrestres (1897)
  26. La promesse de la chenille n’engage pas le papillon.
    Source vérifiée Journal (1922)
  27. L’habileté des grands journalistes est de pouvoir faire dire à l’imbécile qui les lit : « C’est tout juste ce que je pensais ! ».
    Source vérifiée Journal (1922)
  28. Chaque instant de notre Vie est essentiellement irremplaçable : sache parfois t’y concentrer uniquement.
    Source vérifiée Les Nourritures terrestres (1897)
  29. Les lois et les censures compromettent la liberté de pensée bien moins que ne le fait la peur. Toute divergence d’opinion devient suspecte et seuls quelques très rares esprits ne se forcent pas à penser et juger « comme il faut ».
    Source vérifiée Journal (1922)
  30. Faire œuvre durable, c’est là mon ambition, et quant au reste : succès, honneurs, acclamations, j’en fais moins cas que de la moindre parcelle de vraie gloire : apporter réconfort et joie aux jeunes hommes de demain.
    Source vérifiée Journal, 10 avril 1943
  31. Je gage qu’avant vingt ans, les mots : contre nature, antiphysique, etc., ne pourront plus se faire prendre au sérieux. Je n’admets qu’une chose au monde pour ne pas être naturelle : c’est l’œuvre d’art.
    Source vérifiée Corydon (1924), Texte entier
  32. Supprimer en soi le dialogue, c’est proprement arrêter le développement de la vie. Tout aboutit à l’harmonie. Plus sauvage et plus persistante avait été la discordance, plus large est l’épanouissement de l’accord.
    Source vérifiée Journal, juin 1927
  33. Mais non ; je ne veux point d’une félicité que peut flétrir la clairvoyance. Il faut savoir retrouver le bonheur par delà. Acceptation ; confiance ; sérénité ; vertus de vieillard. L’âge de la lutte avec l’ange est passé.
    Source vérifiée Journal, 1927
  34. D’autres ont le sentiment de ce qu’ils ont, dit-il ; je n’ai le sentiment que de mes manques. Manque d’argent, manque de forces, manque d’esprit, manque d’amour. Toujours du déficit ; je resterai toujours en deçà.
    Source vérifiée Les Faux-monnayeurs (1925), partie 3, chapitre 7
  35. Il me semblait alors que j’étais né pour une sorte inconnue de trouvailles ; et je me passionnais étrangement dans ma recherche ténébreuse, pour laquelle je sais que le chercheur devait abjurer et repousser de lui culture, décence et morale.
    Source vérifiée L’Immoraliste (1902), Texte entier
  36. La science, il est vrai, ne progresse qu’en remplaçant partout le pourquoi par le comment ; mais, si reculé qu’il soit, un point reste toujours où les deux interrogations se rejoignent et se confondent.
    Source vérifiée Journal (1922)

Biographie d’André Gide

André Gide naît en 1869 à Paris dans une famille protestante bourgeoise. Après des études marquées par des conflits avec l’autorité, il épouse sa cousine Madeleine en 1895. Il explore sa sexualité et rompt avec le protestantisme. Écrivain majeur, il publie des romans modernes comme L’Immoraliste et Les Faux-monnayeurs. Voyageur engagé, il critique le colonialisme et le totalitarisme. En 1947, il reçoit le prix Nobel de littérature. Il décède en 1951 à Paris.

Biographie rédigée avec l’aide d’une intelligence artificielle et relue par la rédaction, à partir de l’article André Gide de Wikipédia (auteurs : contributeurs de Wikipédia), modifiée ; texte disponible sous licence CC BY-SA 4.0.