Les séductions de la chair sont moins distrayantes que celles du cœur et de l’esprit.
Écrivain, 1869-1951 Image : Ottoline Morrell (1873-1938), Domaine public, Wikimedia Commons Les séductions de la chair sont moins distrayantes que celles du cœur et de l’esprit.
Écrivain, 1869-1951 Image : Ottoline Morrell (1873-1938), Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
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Journal (1922)
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Ventre vide n’est pas toujours propre à donner du cœur.
Quand le cœur emprunte le reste du corps pour s’exprimer, la qualité de l’expérience se raréfie, se sublime.
L’esprit fait plus de chemin que le cœur, mais va moins loin.
Devant certaines douleurs, le cœur est plus perspicace que l’esprit.
Il arrive que les corps se comprennent mieux que les esprits.
Le mariage des esprits est plus grand que celui des corps.
Un cœur, c’est peut-être malpropre. C’est de l’ordre de la table d’anatomie et de l’étal de boucher. Je préfère ton corps.
Le cœur n’aime pas s’il ne voit point de beauté.
Les natures au cœur sur la main ne se font pas l’idée des jouissances solitaires de l’hypocrisie, de ceux qui vivent et peuvent respirer la tête lacée dans un masque.
Le corps a ses grâces, l’esprit ses talents, le cœur n’aurait-il que des vices ?

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