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Citations sur la littérature
Et si nous faisions confiance à la fiction ? Depuis le fond des âges, dans toutes les cultures, nous déployons une énergie sans limites pour nous raconter des histoires – à cette étrange manie, il doit bien y avoir une raison !
Source à vérifierPour l’amour des livres (2019) La signature de livres permet de constater que certains auteurs qu’on croyait morts sont toujours vivants, et de mieux comprendre la morosité des personnes qui, à Amsterdam, attendent le chaland, assises dans une vitrine.
Source à vérifierMille et une pensées (2005) C’est parce qu’elle peut tout dire que la littérature est un exercice si difficile. C’est parce qu’elle ne peut se contenter de pensées schématiques, de généralités, de clichés, qu’elle est importante et essentielle.
Source à vérifierLe diable est dans les détails La philosophie donne l’impression de seulement s’occuper de la vérité, mais peut-être ne dit-elle que des fantaisies, et la littérature donne l’impression de s’occuper seulement de fantaisies, mais peut-être dit-elle la vérité.
Source à vérifierPereira prétend (1995) Jamais je n’ai connu la tour d’ivoire de la littérature.
Comment un homme pourrait-il vivre dans des tours
Quand quatre-vingt-dix-neuf pour cent des hommes vivent dans des rez-de-chaussée de boue ?Source à vérifierInterview par CNEWS le 05/08/2013 Dire la vérité par la littérature, oui, j’y pense toujours. La vérité a des visages différents et parfois contradictoires. On doit toujours pactiser, d’une manière ou d’une autre, avec la réalité, c’est là la seule vérité.
Source à vérifierLe Monde des livres, par Raphaëlle Rérolle, 02 février 2012 On représente souvent la littérature comme une pyramide au sommet de laquelle il y a les grands auteurs, ceux qu’on doit absolument lire, puis tous les autres, qu’on peut oublier. Je ne vois pas vraiment les choses ainsi.
Source à vérifierPortrait de Norman Rush, le romancier des utopies, Télérama, le 03/09/2015 C’est déjà quelque chose de révéler la poésie à un versificateur et la religion à un dévot. Et c’est pourquoi mon livre s’adresse à tous : aux étudiants d’abord, et qui donc cesserait d’étudier ? Voilà bien un titre qu’on ne dépose qu’au tombeau.
Source à vérifierNouvel art de penser (1946) Ces hommes orgueilleux et vils, qui regardent les gens de lettres comme des espèces d’animaux destinés à combattre dans l’arène pour le plaisir de la multitude, descendraient alors de l’amphithéâtre, et verraient leurs juges y remonter.
Source à vérifierEssai sur la société des gens de lettres J’ai parfois trouvé plus français les gens qui viennent d’ailleurs, incertains quant à l’origine et à la destinée. Nous, français, ne savons pas où nous allons, et dans cette incertitude, nous produisons de la littérature.
Source à vérifierBoomerang, France Inter, 17 juin 2020 Les fables de Jean de La Fontaine qu’on aimait parce que dedans il y avait des animaux intelligents qui parlaient le français sans faire de fautes de grammaire ou d’orthographe, comme s’ils étaient allés à l’école.
Ce qui fait d’un livre une œuvre d’art, c’est précisément tout ce qui empêche de le résumer en une formule, toute cette richesse, cette beauté secrète qui, bien souvent, contredit d’une certaine manière, serait-ce à l’insu de l’auteur lui-même, le mouvement visible de sa pensée.
Les livres, à en croire ces fichus snobs de critiques, n’étaient que de l’eau de vaisselle. Pas étonnant que les livres aient cessé de se vendre, disaient-ils. Mais le public, sachant ce qu’il voulait, tout à la joie de virevolter, à laissé survivre les bandes dessinées. Et les revues érotiques en trois dimensions, naturellement.
La littérature est un refuge. Elle a approfondi ma vision du monde. Les livres m’ont dit des choses que ne me disaient pas les vivants. En ce sens, elle m’a donné une leçon de morale artistique. Je luis dois ça, une conscience morale.
J’ai toujours senti que l’état d’auteur n’était, ne pouvait être illustre et respectable qu’autant qu’il n’était pas un métier. Pour pouvoir, pour oser dire de grandes vérités, il ne faut pas dépendre de son succès.
La littérature et la gastronomie sont inséparables, l’une est la fille de l’autre. La gastronomie est née le jour ou de grands écrivains ont consacré leur talent aux choses de la table. L’œuvre des cuisiniers n’a de raison de durer… Qu’autant que les gourmets en parlent et en écrivent.
Les grandes œuvres sont toutes des vengeances, les chefs-d’œuvre sont tous des revanches. Je crois que c’est la loi de fer des écrivains : ils ne réussissent leurs livres que dans la mesure où ils ont raté leur vie.
Les grands esprits et les poètes aiment dans leurs écrits beaucoup mieux et beaucoup plus fort que dans la vie. Ils sont comme les États puissants qui acquittent leurs petites dettes avec de la monnaie, et qui règlent les grandes avec du papier.
Le roman policier peut être en prise directe sur la vie, permettre à un auteur de traiter sous forme de roman de grandes affaires criminelles mettant en cause de hauts personnages, d’en montrer les implications politiques et policières.
Les seuls livres dignes d’être lus sont ceux qui rendent sensible, non pas dans des phrases explicites, non pas même par le fil de l’intrigue, mais dans leur texture même, leur tissu de mots, à la fois ce que la vie à d’impossible et ce qu’elle a d’admirable.
En littérature, j’ai très souvent remarqué qu’une œuvre de qualité est fondamentalement ignorée si elle n’est pas publiée par une célèbre maison d’édition. Les plus petits éditeurs, moins prestigieux, ne jouent aucun rôle dans les revenus publicitaires des grands médias diffusant de la critique littéraire, et le cynisme prospère librement au cœur de la sauvagerie du marché. Le concept d’un terrain de jeu partagé équitablement par tous est aussi grotesque que celui de la paix dans le monde.
Source à vérifierUn sacré gueuleton, éd. Flammarion
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