Et si nous faisions confiance à la fiction ? Depuis le fond des âges, dans toutes les cultures, nous déployons une énergie sans limites pour nous raconter des histoires - à cette étrange manie, il doit bien y avoir une raison !
Image : Et si nous faisions confiance à...

Citations similaires à "Et si nous faisions confiance à..." :
- Évidente, l’oeuvre d’art n’en reste pas moins à jamais intraduisible, inexplicable, indicible par quelque autre langage - puisqu’elle ne renvoie qu’à elle-même.
- Dans une vie, le feu roulant de la nouveauté brise les chaînes de la monotonie et donne aux jours leur puissance. L’énergie de l’existence se trouve contenue dans la propre incertitude de son déroulement.
- On a beau prétendre qu’on se moque des interdits, de la morale, des moeurs établies, dès qu’on s’en exclut il faut puiser quotidiennement dans son énergie pour se persuader qu’on est néanmoins dans la bonne voie, celle du désir, de la vérité, de l’amour.
- Nous sommes tous, dans les fictions continues de nos vies, dans nos mensonges, dans nos accommodements avec la réalité, dans notre désir de possession, de domination, de maîtrise de l’autre, nous sommes tous des romanciers en puissance. Nous inventons tous notre vie.
- Quand la réalité est déplaisante, la fiction demeure le recours idéal. La réalité, de toute façon, n’est jamais venue d’elle même : elle se crée, comme mon père façonne ses bustes. La joie est une fiction à laquelle on finit toujours par croire.
- Nous avons tellement besoin d’histoires, de croire en nos histoires, qui sont plus vraies que la réalité. Parce que la réalité ne tient debout, elle n’est vivable que si nous lui inventons une beauté. Bâtisseurs d’histoires, à nous en déchirer le coeur.
- La fiction est fiction. Appeler une histoire histoire vraie, c’est faire injure à la fois à l’art et à la vérité. Tout grand écrivain est un grand illusionniste.
- C’est assurément ne pas connaître le coeur humain que de penser qu’on peut le remuer par des fictions.
- La vie prend son tour, fait ses propres exigences, écrit sa propre histoire, et en cours de route, nous commençons à réaliser que nous n’en sommes pas l’auteur.
- Nous sommes issus d’une science-fiction, celle de l’amour de nos parents, leur jeunesse et leur insouciance.
- Des masses corrompues par une fausse culture peuvent sentir dans le destin qui les accable le poids du drame; elles se complaisent dans l’étalage du drame, et poussent ce sentiment jusqu’à mettre du drame jusque dans les plus petits incidents de leur vie.
- Ecrire n’est-ce pas se lever au milieu de la nuit, parmi les choses réelles et irréelles, proches et étrangères, aller jusqu’au bout de sa folie, troubler le sommeil des gisants, annoncer l’aube ?
- La fiction peut être un moyen d’appréhender le réel, à défaut de pouvoir l’expliquer.
- Beaucoup de romanciers et la plupart des lecteurs de ce temps confondent la Réalité avec la Vérité.
- On se moque beaucoup des écrivains qui se disent menés par leurs personnages mais ne l’est-on pas en partie, dans la mesure où ils sont la synthèse de nos souvenirs, de nos sentiments, des évènements de notre vie ?