- La seule obligation sacrée que j’attribue à l’art ou à la littérature, c’est la recherche des vraies valeurs. Je crois qu’il n’y a rien de plus important pour un écrivain, dans la mesure où il se soucie de la vérité.
- Je n’ai jamais dit, ni pensé, qu’on ne faisait de la bonne littérature qu’avec les mauvais sentiments.
- La littérature ne périt pas parce que personne n’écrit, mais quand tout le monde écrit.
- Dites-vous bien que la littérature est un des plus tristes chemins qui mènent à tout.
- C’est un pur diamant taillé par le premier lapidaire du monde : car Nodier était essentiellement lapidaire en littérature.
- Je suis convaincu que les oeuvres qui durent ne durent que par des malentendus, par toute la littérature dont la postérité les entoure, littérature où les intentions véritables des auteurs finissent par être noyées du tout et perdues de vue.
- Dire la vérité par la littérature, oui, j’y pense toujours. La vérité a des visages différents et parfois contradictoires. On doit toujours pactiser, d’une manière ou d’une autre, avec la réalité, c’est là la seule vérité.
- La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent pleinement vécue, c’est la littérature. Cette vie qui, en un sens, habite à chaque instant chez tous les hommes aussi bien que chez l’artiste.
- La littérature est un terrain d’entente. Un terrain qui n’est pas géré que par des intérêts commerciaux ni exploité comme une mine...
- Le bon goût en littérature est, à quelques égards, comme l’ordre sous le despotisme, il importe d’examiner à quel prix on l’achète.
- La philosophie donne l’impression de seulement s’occuper de la vérité, mais peut-être ne dit-elle que des fantaisies, et la littérature donne l’impression de s’occuper seulement de fantaisies, mais peut-être dit-elle la vérité.
- De toutes les fonctions de la littérature, une des plus heureuses est de faire se rencontrer et se parler des gens faits pour s’entendre.
- C’est avec les beaux sentiments qu’on fait de la mauvaise littérature.
- Sans un souffle de cette littérature, soeur de la politesse, la vie retombe assez vite à la goujaterie et à l’abjection.
- En littérature, la première impression est la plus forte.
- Jamais je n’ai connu la tour d’ivoire de la littérature. - Comment un homme pourrait-il vivre dans des tours - Quand quatre-vingt-dix-neuf pour cent des hommes vivent dans des rez-de-chaussée de boue ?
- Je n’ai pas besoin de faire des phrases. J’écris pour tirer au clair certaines circonstances. Se méfier de la littérature. Il faut tout écrire au courant de la plume sans chercher les mots.
- La littérature, c’est les personnages. Ca commence avec ça, ça ne commence pas avec un coucher de soleil. Il faut éviter. Si vous trouvez ça au début, ne lisez pas.
- La littérature ne bégaie pas l’existence, elle l’invente, elle l’a provoque, elle la dépasse.
- Que ton vers soit la bonne aventure - Eparse au vent crispé du matin - Qui va fleurant la menthe et le thym... - Et tout le reste est littérature.
- Tant qu’on est vivant, tout est prétexte à littérature.
- 1
- 2