Jamais je n’ai connu la tour d’ivoire de la littérature. - Comment un homme pourrait-il vivre dans des tours - Quand quatre-vingt-dix-neuf pour cent des hommes vivent dans des rez-de-chaussée de boue ?
Image : Jamais je n’ai connu la tour...

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- La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent pleinement vécue, c’est la littérature. Cette vie qui, en un sens, habite à chaque instant chez tous les hommes aussi bien que chez l’artiste.
- Quand même notre littérature se remonterait, je doute qu’elle puisse de longtemps produire un homme aussi rare (Voltaire), et qui réunisse tant de talents à un si haut degré.
- Sans un souffle de cette littérature, soeur de la politesse, la vie retombe assez vite à la goujaterie et à l’abjection.
- Pourquoi dès que l’homme pose le pied quelque part, le désert, la lune, il commence à se demander ce qu’il pourrait bien en tirer ?
- L’homme, dans sa maison, n’habite pas l’escalier, mais il s’en sert pour monter et pénétrer partout; ainsi l’esprit humain ne séjourne pas dans les nombres, mais il arrive par eux à la science et à tous les arts.
- On ne peut bien décrire la vie des hommes, si on ne la fait pas baigner dans le sommeil où elle plonge et qui, nuit après nuit, la contourne comme une presqu’île est cernée par la mer.
- Combien d’hommes, au seuil de la vieillesse, camouflent en détachement, philosophique ou religieux, le ramollissement de leurs facultés et de leur volonté !
- La première dame : Cela existe, l’âge de raison, pour les hommes ? - Antoine : Mais oui, mais oui... Un pied dans la tombe, ils comprennent qu’ils ont été terriblement inattentifs, et qu’ils ont laissé passer le bonheur...
- L’homme idéal est celui qui, au milieu de l’activité la plus intense, sait trouver le silence et la solitude du désert. Cet homme-là s’est approprié le secret de la maîtrise de soi.
- Les hommes sont dévorés de plus d’envie, de soins, et d’inquiétudes, qu’une ville assiégée n’éprouve de fléaux.
- Une oeuvre d’homme n’est rien d’autre que ce long cheminement pour retrouver par les détours de l’art les deux ou trois images simples et grandes sur lesquelles le coeur, une première fois, s’est ouvert.
- À partir du moment où l’on estime qu’il n’y a pas de hiérarchie entre les hommes, on ne peut accepter que les conditions de vie de certains soient misérables.
- Nous pouvons vivre sans poésie, musique ou art; - Nous pouvons vivre sans conscience et vivre sans coeur; - Nous pouvons vivre sans amis, et vivre sans livres, - Mais un homme civilisé ne peut pas vivre sans cuisinier.
- On ne vit pas dans l’absolu. Nul homme n’est coulé d’une seule pièce. Même un robot connaît la panne. Sans contradictions il n’y a pas de vie.
- Le même événement qui se présente d’une façon si intéressante dans la tête d’un homme d’esprit, n’offrirait plus, conçu par un cerveau plat et banal, qu’une scène insipide de la vie de tous les jours.