On ne vit pas dans l’absolu. Nul homme n’est coulé d’une seule pièce. Même un robot connaît la panne. Sans contradictions il n’y a pas vie.
Poète, 1887-1961On ne vit pas dans l’absolu. Nul homme n’est coulé d’une seule pièce. Même un robot connaît la panne. Sans contradictions il n’y a pas vie.
Poète, 1887-1961Partager sur
Source vérifiée
Bourlinguer (1948) (1948)
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Personne ne vit complètement sa vie, sauf les toréadors.
Personne, pourtant, ne fait exception sur cette terre. Chacun de nous est susceptible de voir sa vie voler en éclats, quel que soit sa force de caractère.
Il n’y a rien de vivant dans une cellule sauf l’ensemble.
[…] tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne pas savoir demeurer en repos dans une chambre.
Où tout est dépendant, il y a un maître : l’air appartient à l’homme, et l’homme à l’air ; et rien n’est à soi ni à part.
L’homme n’est pas une chose mais un être vivant, pris dans un processus continuel de développement. À chaque point de sa vie, il n’est pas encore ce qu’il peut être et que peut-être il sera.
Quel est l’homme qui ne meurt pas insolvable envers son père ? Il lui doit la vie, et ne peut la lui rendre. La terre fait constamment faillite au soleil ! La vie, madame, est un emprunt perpétuel ! Et n’emprunte pas qui veut !
Il n’y a point d’homme pour l’homme : nous vivons aux aguets les uns des autres, comme fait le chat de la souris.
Aucun mortel ne traverse intact sa vie sans payer.
L’absence d’idées chez l’homme est sa mort et combien d’hommes sont dépourvus d’idées, totalement sans aucune idée, ils n’existent pas.

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