Je sentais que sa volonté se préparait à accueillir intérieurement cette suggestion, et tout à coup il s’écria : « Eh bien ! Essayons. La jeunesse a toujours raison; qui l’écoute est sage. ».
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- Des confidences sont toujours dangereuses, car un secret communiqué à un étranger le rapproche de vous. On a abandonné quelque chose de soi, on lui a concédé un avantage.
- Il me marqua son attention en me posant quelques questions empreintes d’une réelle sollicitude, puis il résuma ainsi son jugement : Une femme de trente ans qui est une jeune fille, cela doit être la perfection pour le mariage.
- On sait assez que l’inquiétude de cet âge est une soif d’aimer, et le propre de la soif est de n’être pas excessivement difficile sur la nature du breuvage que le hasard lui présente.
- Il est prudent d’avoir des opinions; il est sage de n’en pas avoir.
- Combien il est bon qu’un fils reçoive de son père ce grâce à quoi il a atteint un âge avancé. Ce qui est désiré par Dieu est l’obéissance. La désobéissance est abhorrée par Dieu.
- Lever la main sur son père, disaient les vieilles gens. Lever la parole sur son père, dirons-nous, et simplement lever la pensée. Tout père sur qui son fils lève la main est coupable d’avoir fait un fils qui levât la main sur lui.
- Je crois que le jeune, beaucoup plus que des paroles, attend des actes... Ce qui importe, c’est l’exemple de vie.
- L’ancien mauvais garçon devenu grand bavard ressemble à un enfant qui moulinerait du sabre dans l’espoir de dissuader les mauvaises idées de l’approcher. Il en a lourd sur le coeur, et il parle comme on court.
- Les enfants possèdent la sagesse du monde et, parfois, ils font semblant d’être d’accord avec les adultes comme on fait avec les fous pour les contenter.
- Se savoir autre, admettre les différences, ne prétendre ni imposer sa façon d’être, ni copier celle des autres, c’est une sagesse à laquelle il est devenu audacieux d’aspirer.
- Il avait compris très tôt l’importance de la flatterie et la force de l’intimidation, le poids que pouvait avoir, de façon générale, un mot agréable ou dur, dit au bon moment et bon endroit.
- N’est-il pas consolant - voire, profondément satisfaisant - de pouvoir se dire, en repensant à sa propre vie, que si l’on a échoué, c’est uniquement là où les autres n’ont pas eu le courage ou la volonté de tenter ?
- Ecrivez sur vos portes ce sage et vieux dicton : «Soyez audacieux, soyez audacieux», et partout «Soyez audacieux, mais pas trop audacieux ! ».
- Sous sa chevelure épaisse et emmêlée, son visage semblait toujours tombé du nid. Je cherchais quelque chose à dire, puisqu’il faut toujours recourir aux mots pour empêcher le silence de parler trop fort.
- J’avais répondu autrefois à Saint-Exupéry, qui me demandait ce que je pensais du courage, qu’il me semblait une conséquence curieuse et banale du sentiment d’invulnérabilité. Ce que Saint-Ex avait approuvé, non sans étonnement.