N’est-il pas consolant - voire, profondément satisfaisant - de pouvoir se dire, en repensant à sa propre vie, que si l’on a échoué, c’est uniquement là où les autres n’ont pas eu le courage ou la volonté de tenter ?
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- Seul l’amour partagé, le grand amour, guérit la douleur, le désir, la rancoeur et l’envie de vengeance qui sont restés emprisonnés à l’intérieur de nous après une grande déception.
- J’avais répondu autrefois à Saint-Exupéry, qui me demandait ce que je pensais du courage, qu’il me semblait une conséquence curieuse et banale du sentiment d’invulnérabilité. Ce que Saint-Ex avait approuvé, non sans étonnement.
- Promettre est tout à fait du bel air; cela ouvre les yeux de la curiosité. Exécuter est toujours un acte inférieur; et, excepté parmi les gens les plus naïfs et les plus simples, tenir sa parole est tout à fait hors d’usage.
- Ce que nous appelons lâcheté est souvent une autre manière de dire que nous avons été pris par surprise, et le courage n’est parfois rien d’autre que le fait d’être bien préparé.
- La défaite est tellement plus intelligente. On pourrait passer sa vie à la méditer. C’est auprès d’elle que l’on puise ses vraies ressources, que l’on sublime ses revanches. Que faire de cette défaite ?
- La défaite commence à partir du moment où l’adversité parvient à vous faire douter de vous même jusqu’à ce vous vous sentiez coupable et soyez prêt à agir selon sa volonté, à vous pliez à ses exigences.
- L’échec est un sentiment, bien avant d’être une réalité. C’est le fruit de la combinaison entre la vulnérabilité et le manque de confiance en soi, qu’aggrave ensuite, souvent délibérément, la peur.
- Rien de plus habituel que de sentir que les autres ont une part de responsabilité dans nos échecs, tout comme c’est une réaction ordinaire d’oublier ceux qui ont pris part à nos réussites.
- Il y avait encore d’ailleurs assez de difficulté de le faire réussir : mais à qui peut se vaincre soi-même, il est peu de chose qui puisse résister.
- Il faut faire le bien pour mériter son bonheur, on n’y arrive pas par la spéculation et la paresse. La paresse séduit et le travail satisfait. C’est dans une conscience tranquille qu’on puise sa force.
- Le suicide, mais c’est la force de ceux qui n’en ont plus, c’est l’espoir de ceux qui ne croient plus, c’est le sublime courage des vaincus.
- Perdre la vie est peu de chose et j’aurai ce courage quand il le faudra. Mais voir se dissiper le sens de cette vie, disparaître notre raison d’existence, voilà ce qui est insupportable. On ne peut vivre sans raison.
- Ce n’est pas tous les jours qu’on peut se révéler à soi-même son courage.
- Je remplace la mélancolie par le courage, le doute par la certitude, le désespoir par l’espoir, la méchanceté par le bien, les plaintes par le devoir, le scepticisme par la foi, les sophismes par la froideur du calme et l’orgueil par la modestie.