Je remplace la mélancolie par le courage, le doute par la certitude, le désespoir par l’espoir, la méchanceté par le bien, les plaintes par le devoir, le scepticisme par la foi, les sophismes par la froideur du calme et l’orgueil par la modestie.
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- Ta grandeur morale, image de l’infini, est immense comme la réflexion du philosophe, comme l’amour de la femme, comme la beauté divine de l’oiseau, comme les méditations du poète.
- Trois idéaux ont éclairé ma route et m’ont souvent redonné le courage d’affronter la vie avec optimisme : la bonté, la beauté et la vérité.
- J’avais répondu autrefois à Saint-Exupéry, qui me demandait ce que je pensais du courage, qu’il me semblait une conséquence curieuse et banale du sentiment d’invulnérabilité. Ce que Saint-Ex avait approuvé, non sans étonnement.
- Les trois qualités qui me paraissent les meilleures : l’instinct, l’imagination et le courage.
- Ce que nous appelons lâcheté est souvent une autre manière de dire que nous avons été pris par surprise, et le courage n’est parfois rien d’autre que le fait d’être bien préparé.
- Ne confondez jamais mon silence avec l’ignorance, mon calme avec l’acceptation ou ma gentillesse avec la faiblesse. La compassion et la tolérance ne sont pas un signe de faiblesse, mais un signe de force.
- Il y a plus de grandeur dans la résignation qui plie que dans la philosophie qui doute. C’est une maxime de nos quakers que, pour mon bonheur éternel, j’aurais voulu avoir moins souvent à la bouche et plus souvent dans le coeur.
- Ce courage, c’est ta force mais aussi ta faiblesse. Prends garde à cela, les émotions sont faites pour être partagées, la force et le courage sont comme deux bâtons qui peuvent se retourner contre celui qui les utilise mal.
- Les sentiments produisent le courage actif, et la philosophie le courage passif.
- Il est incontestable que ce que l’on nomme persévérance peut conférer à plusieurs actions l’aspect de la vertu et de la grandeur, comme le fait de se taire en société donne l’aspect hébété de la sagesse et une apparence de raison.
- J’étais passé de la colère à la stupéfaction, de la stupéfaction au doute, du doute à la compréhension, de la compréhension à l’acceptation, de l’acceptation à la reconnaissance, de la reconnaissance à l’admiration.
- Le verbeux m’a appris le silence, le fanatique la tolérance et le cruel la bonté. Etrange, je ne leur éprouve guère de la reconnaissance.
- Seigneur, donnez-nous le courage de vivre comme si nous croyions à l’enthousiasme; donnez-nous la grâce de vivre notre néant dans des élans de création libératrice. Puissions-nous nous aveugler jusqu’au tourbillon final !
- Par une vraie philosophie atteindre le bonheur, ou, ayant échoué dans cette double poursuite, disparaître comme une simple unité du vulgaire troupeau.
- N’est-il pas consolant - voire, profondément satisfaisant - de pouvoir se dire, en repensant à sa propre vie, que si l’on a échoué, c’est uniquement là où les autres n’ont pas eu le courage ou la volonté de tenter ?