Citations d’Albert Camus – Page 2

Philosophe, romancier, dramaturge, Essayiste

135 citations, dont 77 vérifiées dans ses œuvres.

Ses thèmes : Bonheur, Vie, Amour, Dieu.

Œuvres citées : Le mythe de Sisyphe (1942), Carnets III : mars 1951-décembre 1959, Essais, L'Homme révolté (1951), Les Justes (1949).

Lire sa biographie
Naissance
7 novembre 1913
Décès
4 janvier 1960
Nationalité
Française

77 citations retrouvées dans le texte d’origine (notre méthode)

Les citations

  1. La liberté c’est pouvoir défendre ce que je ne pense pas, même dans un régime ou un monde que j’approuve. C’est pouvoir donner raison à l’adversaire.
    Source vérifiée Carnet, II, 1942-1951, éd. Gallimard
  2. Il vaut mieux être mal mariée que de souffrir de la passion.
    Source vérifiée Les carnets II (1942-1951), éd. Gallimard
  3. Si l’homme échoue à concilier la justice et la liberté, alors il échoue à tout.
    Source vérifiée Carnets janvier 1942-mars 1951
  4. En toute occasion, un progrès est réalisé chaque fois qu’un problème politique est remplacé par un problème humain.
    Source vérifiée Le Malaise politique (1945)
  5. Ceux qui aiment et qui sont séparés peuvent vivre dans la douleur, mais ce n’est pas le désespoir : ils savent que l’amour existe.
    Source vérifiée L’Été, éd. Gallimard
  6. Les jeunes ne savent pas que l’expérience est une défaite et qu’il faut tout perdre pour savoir un peu.
    Source vérifiée Essais
  7. Il y a seulement de la malchance à n’être pas aimé : il y a du malheur à ne point aimer.
    Source vérifiée L’Été, éd. Gallimard
  8. La science explique ce qui fonctionne et non ce qui est.
    Source vérifiée Carnets, II, 1942-1951, éd. Gallimard
  9. Il n’y a pas de soleil sans ombre, et il faut connaître la nuit.
    Source vérifiée Le Mythe de Sisyphe, éd. Gallimard
  10. Il n’y a pas de limites pour aimer, et que m’importe de mal étreindre si je peux tout embrasser.
    Source vérifiée Essais
  11. On aime l’humanité pour ne pas avoir à aimer les êtres.
    Source vérifiée L’Existence [microform] ; essais
  12. Il n’y a pas d’ordre sans justice et l’ordre idéal des peuples réside dans leur bonheur.
    Source vérifiée Essais
  13. Le charme : une manière de s’entendre répondre « oui » sans avoir posé aucune question claire.
    Source vérifiée La chute (1956)
  14. Ma vie n’est rien : ce qui compte, ce sont les raisons de ma vie, je ne suis pas un chien.
    Source vérifiée L’état de siège : spectacle en trois parties
  15. L’agonie serait légère si elle était soutenue par l’espoir éternel. Pour que le dieu soit un homme, il faut qu’il désespère.
    Source vérifiée L’homme révolté (1951)
  16. La vérité jaillira de l’apparente injustice.
    Source vérifiée La Peste (1947)
  17. J’ai compris qu’il ne suffisait pas de dénoncer l’injustice, il fallait donner sa vie pour la combattre.
    Source vérifiée Les justes (1949)
  18. Que serait la justice sans la chance du bonheur ?
    Source vérifiée Essais
  19. Dans l’univers du révolté, la mort exalte l’injustice. Elle est le suprême abus.
    Source vérifiée Le mythe de Sisyphe (1942)
  20. Le grand courage, c’est encore de tenir les yeux ouverts sur la lumière comme sur la mort.
    Source vérifiée L’envers et l’endroit
  21. Ni dans le cœur des individus ni dans les mœurs des sociétés, il n’y aura de paix durable tant que la mort ne sera pas mise hors la loi.
    Source vérifiée Essais
  22. La certitude d’un dieu qui donnerait son sens à la vie surpasse de beaucoup en attrait le pouvoir impuni de mal faire.
    Source vérifiée Le mythe de Sisyphe (1942)
  23. Changer les choses de place c’est le travail des hommes. Il faut choisir de faire cela ou rien.
    Source vérifiée L’Ete
  24. Si l’on ne croit à rien, si rien n’a de sens et si nous ne pouvons affirmer aucune valeur, tout est possible et rien n’a d’importance.
    Source vérifiée Essais
  25. Nous vivons avec des idées qui, si nous les éprouvions vraiment, devraient bouleverser toute notre vie.
    Source vérifiée Le Mythe de Sisyphe (1942)
  26. L’effort le plus épuisant de ma vie a été de juguler ma propre nature pour la faire servir à mes plus grands projets.
    Source vérifiée Carnets III : mars 1951-décembre 1959
  27. Si l’homme veut se faire Dieu, il s’arroge le droit de vie ou de mort sur les autres. Fabricant de cadavres, et de sous-hommes, il est sous-homme lui-même et non pas Dieu, mais serviteur ignoble de la mort.
    Source vérifiée L’Homme révolté (1951)
  28. Une œuvre d’homme n’est rien d’autre que ce long cheminement pour retrouver par les détours de l’art les deux ou trois images simples et grandes sur lesquelles le cœur, une première fois, s’est ouvert.
    Source vérifiée L’Envers et l’endroit, Préface
  29. Ne jamais dire d’un homme qu’il est déshonoré. Des actions, des groupes, des civilisations peuvent l’être. Non l’individu. Car s’il n’a pas conscience du déshonneur il ne peut perdre un honneur qu’il n’a jamais eu.
    Source vérifiée Carnets III, mars 1951 - décembre 1959 (1989)
  30. Perdre la vie est peu de chose et j’aurai ce courage quand il le faudra. Mais voir se dissiper le sens de cette vie, disparaître notre raison d’exister, voilà ce qui est insupportable. On ne peut vivre sans raison.
    Source vérifiée Caligula (1944)
  31. Il m’a demandé alors si je n’étais pas intéressé par un changement de vie. J’ai répondu qu’on ne changeait jamais de vie, qu’en tout cas toutes se valaient et que la mienne ici ne me déplaisait pas du tout.
    Source vérifiée L’Étranger (1942)
  32. Tout ce qui fait travailler et s’agiter l’homme utilise l’espoir. La seule pensée qui ne soit mensongère est donc une pensée stérile. Dans le monde absurde, la valeur d’une notion ou d’une vie se mesure à son infécondité.
    Source vérifiée Le mythe de Sisyphe (1942)
  33. Que ce monde sans amour était comme un monde mort et qu’il vient toujours une heure où on se lasse des prisons, du travail et du courage pour réclamer le visage d’un être et le cœur émerveillé de la tendresse.
    Source vérifiée La Peste (1947)
  34. Les hommes ne savent jamais comment il faut aimer. Rien ne les contente. Tout ce qu’ils savent, c’est rêver. Tandis que nous, nous savons qu’il faut se dépêcher d’aimer, partager le même lit, se donner la main, craindre l’absence. Quand on aime, on ne rêve à rien.
    Source vérifiée Le Malentendu
  35. La civilisation industrielle, en supprimant la beauté naturelle, en la couvrant sur de longs espaces par le déchet industriel crée et suscite les besoins artificiels. Elle fait que la pauvreté ne peut plus être vécue et supportée.
    Source vérifiée Carnets, III, (1951-1959), éd. Gallimard
  36. Je suis jaloux de ceux qui vivront et pour qui fleurs et désirs de femmes auront tout leur sens de chair et de sang. Je suis envieux, parce que j’aime trop la vie pour ne pas être égoïste. Que m’importe l’éternité.
    Source vérifiée Noces
  37. La notion de parti peut très bien aller sans la démocratie. Cela arrive quand un parti ou un groupe d’hommes s’imagine détenir la vérité absolue. C’est pourquoi l’Assemblée et les députés ont besoin aujourd’hui d’une cure de modestie.
    Source vérifiée Combat, éditorial, février 1947

Biographie d’Albert Camus

Albert Camus est né le 7 novembre 1913 à Mondovi, en Algérie, dans une famille modeste d’origine pied-noir. Il a grandi à Alger et a perdu son père pendant la Première Guerre mondiale, avant d’être élevé par sa mère. Grâce à l’aide d’un instituteur, il a pu continuer ses études et intégrer l’université d’Alger, où il a été l’élève de Jean Grenier. La tuberculose l’a empêché de mener une carrière universitaire. Il a d’abord travaillé comme journaliste pour Alger républicain. En 1942, il a publié L’Étrangeret Le Mythe de Sisyphe, deux ouvrages centrés sur la philosophie de l’absurde. Durant la Seconde Guerre mondiale, il a rejoint la Résistance française et a pris la direction du journal Combat à partir de 1943. Les pensées de Nietzsche et Kierkegaard ont inspiré ses romans, essais et pièces de théâtre. Albert Camus est mort dans un accident de voiture le 4 janvier 1960 à Villeblevin.

Biographie rédigée avec l’aide d’une intelligence artificielle et relue par la rédaction, à partir de l’article Albert Camus de Wikipédia (auteurs : contributeurs de Wikipédia), modifiée ; texte disponible sous licence CC BY-SA 4.0.