La Juvaquatre gris-bleu avec ses moyens d’immédiat après-guerre avait été vaillante - une sorte de caisse à roulettes achetée sans pneus en ces temps de pénurie.
Image : La Juvaquatre gris-bleu avec ses moyens...

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- Plutôt la vie avec ses salons d’attente Lorsqu’on sait qu’on ne sera pas introduit, dit Breton. Introduits, nous ne l’avions été nulle part. Quelquefois embarqués et toujours débarqués pour incompatibilité avec les lois fondamentales du monde du travail et de la promotion sociale.
- Il y avait même dans les théâtres et les cinémas beaucoup plus de monde qu’avant-guerre, comme si ces lieux étaient des abris où les gens se rassemblaient et se serraient les uns contre les autres pour se rassurer.
- Le bombardement chimique qui se poursuivait dans ses veines, via la petite boîte magique, c’était son petit Hiroshima personnel. On n’aurait pas cru, à la voir, mais il y avait une guerre en elle. Et la guerre, ça dévaste.
- Ils attribuoient le commencement et les principaux exploits de ceste guerre à Metellus et les derniers avec la consummation finale à Sylla.
- Un guerre laisse le pays avec trois armées : une armée d’infirmes, une armée de pleureuses, et une armée de voleurs.
- Ces vols n’avaient que le vol pour mobile. Il ne s’y mêlait ni lucre ni goût du fruit défendu. Il suffisait de mourir de peur. Les enfants sortaient des magasins où ils entraient avec l’oncle, les poches pleines d’objets sans valeur.
- Nous passons ensuite à l’assemblage des varangues sur les membrures et, deux semaines après le coup de sifflet, la quille prend place à l’intérieur de deux grandes roues disposées verticalement sur un même plan.
- La récupération, le recyclage, c’est l’apanage des guerres, leur poésie en somme, cette façon qu’ont les choses de servir deux fois et à des buts distincts : les balles du front, en 14, deviennent pendentifs, ornements de bracelets, à l’arrière.
- Avant guerre, elle les avait démasqués de loin, les petits ambitieux qui la trouvait banale vue de face, mais très jolie vue de dot.
- En temps de guerre, la loi se tait.
- La voiture est comme un coffre jeté du haut d’un pont. On y étouffe. On n’y entend rien d’autre qu’un sourd et inquiétant rugissement. Le paysage tourbillonne dehors. On ne peut rien en saisir.
- Une fois de plus, nos valises cabossées s’empilaient sur le trottoir; on avait du chemin devant nous. Mais qu’importe : la route, c’est la vie.
- La redingote du grand-père, sa canne à pomme d’argent, d’autres objets venus de lui, s’en allaient aussi.
- Ce qui me navre presque autant que de devoir faire mes bagages pour l’au-delà est de ne rien pouvoir glisser dedans tant il est vrai que, chez nous, le trépas annule complètement la sacro-sainte propriété.
- Plus la guerre est joyeuse quand on vole vers la victoire, plus triste est le silence qui retombe ensuite sur les ruines.