Faites attention, lorsque vous lisez des livres sur la santé, vous pourriez mourir d’une faute d’impression.
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- Le jour où boire et fumer n’existeront plus, on lira sur les murs : Vivre est dangereux pour la santé, avec le numéro de la loi qui le décrète.
- La ligne qui sépare la santé parfaite de la maladie est extrêmement ténue; car la maladie, sa voisine immédiate fond sur elle...
- La meilleure santé, c’est de ne pas sentir sa santé.
- Une maladie soudaine et grave, qui nous montre tout à coup la mort possible, nous permet en même temps de lutter contre elle, tandis que l’hypocrite santé nous y entraîne, comme une fleuve mène vers la mer.
- C’est un tort de lire un livre avant d’en faire la critique. Ca donne des préjugés.
- Les livres ont conduit certains à apprendre et d’autres à la folie.
- Ce que je reproche aux journaux, c’est de nous faire faire attention tous les jours à des choses insignifiantes, tandis que nous lisons trois ou quatre fois dans notre vie les livres où il y a des choses essentielles.
- Nous sommes lus par des lecteurs informés, spécialistes, à qui on ne peut plus ni faire la morale ni raconter des bobards. On ne peut plus faire croire que Tintin ce n’est pas Hergé.
- Qui leur apprendra qu’on ne doit pas attendre d’être mort pour appeler le médecin ?
- La science du médecin est de découvrir chez un patient un mal dont les deux puissent vivre.
- La littérature est une blessure par où jaillit l’indispensable divorce entre les mots et les choses. Par cette plaie, nous pouvons perdre tout notre sang.
- Quand on se méfie de la pauvreté de sa vie intérieure, il faut emporter de bons livres.
- A force de côtoyer la mort et le milieu médical, on finissait par se négliger soi-même.
- Si tu te confrontes à tes erreurs seulement une ou deux fois dans ta vie, ça risque de te faire terriblement mal. Moi, je fais un examen de conscience chaque jour - comme ça, c’est pas plus douloureux qu’un rasage à sec.
- A proprement parler, l’homme est fou, comme le corps est malade, par nature; la raison comme la santé n’est en nous qu’une réussite momentanée et un bel accident.