Quand on se méfie de la pauvreté de sa vie intérieure, il faut emporter de bons livres.
ÉcrivainQuand on se méfie de la pauvreté de sa vie intérieure, il faut emporter de bons livres.
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Dans les forêts de Sibérie : février-juillet 2010
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Il y a besoin de si peu, pour écrire. Il n’y a besoin que d’une vie pauvre, si pauvre que personne n’en veut et qu’elle trouve asile en dieu, ou dans les choses. Une abondance de rien.
La pauvreté ne consiste pas à manquer d’argent, mais de repères.
La vie est trop insaisissable pour les livres, clarice…
Si votre quotidien vous paraît pauvre, ne l’accusez pas ; accusez-vous vous-même, dites-vous que vous n’êtes pas assez poète pour en évoquer les richesses.
Quand un écrivain publie un livre qui ne marche pas, ce n’est pas de lui qu’il doute mais de l’avenir de la littérature.
Rien n’est plus aisé à faire qu’un mauvais livre, si ce n’est une mauvaise critique.
À quoi servent les livres, s’ils ne ramènent pas vers la vie, s’ils ne parviennent pas à nous y faire boire avec plus d’avidité ?
Les livres n’ont pas d’importance : il n’y a que la vie qui importe, et seuls méritent d’être lus les livres qui se mettent à son service – seuls méritent d’être lus, en conséquence, les auteurs qui savent que les livres n’ont pas d’importance !
La haine d’un sot livre est un sentiment très inutile en soi ; mais qui a son prix s’il ravive en nous l’amour et la soif de ceux qui sont bons.
Dites-vous bien que la littérature est un des plus tristes chemins qui mènent à tout.

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