La ligne qui sépare la santé parfaite de la maladie est extrêmement ténue ; car la maladie, sa voisine immédiate fond sur elle…
Dramaturge, 525-456Source : Agamemnon
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
La ligne qui sépare la santé parfaite de la maladie est extrêmement ténue ; car la maladie, sa voisine immédiate fond sur elle…
Dramaturge, 525-456Source : Agamemnon
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La maladie est une réponse, une pauvre réponse que l’on invente à une souffrance.
Une maladie soudaine et grave, qui nous montre tout à coup la mort possible, nous permet en même temps de lutter contre elle, tandis que l’hypocrite santé nous y entraîne, comme une fleuve mène vers la mer.
La maladie fait trouver du plaisir dans la santé, le mal dans le bien, la famine dans l’abondance, l’épuisement dans le repos.
Qu’une maladie affecte votre cœur, votre jambe ou votre cerveau, cela reste une maladie et il ne devrait y avoir aucune distinction.
Il n’y a pas de maladies incurables, seulement le manque de volonté. Il n’y a pas d’herbes sans valeur, seulement le manque de connaissances.
On n’a rien compris à la maladie, tant qu’on n’a pas reconnu son étrange ressemblance avec la guerre et l’amour : ses compromis, ses feintes, ses exigences, ce bizarre et unique amalgame produit par le mélange d’un tempérament et d’un mal.
C’est dans la maladie que nous nous rendons compte que nous ne vivons pas seuls, mais enchaînés à un être d’un règne différent, dont des abîmes nous séparent, qui ne nous connaît pas et duquel il est impossible de nous faire comprendre : notre corps.
La science du médecin est de découvrir chez un patient un mal dont les deux puissent vivre.
Ce n’est pas l’un des moindres paradoxes que le gouffre de la Sécu continue à se creuser alors que ne cesse de progresser l’automédication qui exclut par définition tout remboursement de prestation médicale et d’achat de médicaments.
Pour les docteurs du Japon, le cas le plus grave en médecine est celui où le malade n’a pas d’argent.

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