Biographie courte et informations sur Stendhal
Stendhal, de son vrai nom Henri Beyle, est né le 23 janvier 1783 à Grenoble. Français passionné, il a vécu une existence intense, marquée par de nombreux voyages, en particulier en Italie, pays qu’il chérissait. Romancier du XIXe siècle, il a écrit des œuvres devenues des classiques, telles que Le Rouge et le Noiren 1830 et La Chartreuse de Parmeen 1839. Bien qu’il ait occupé le poste de consul à Civitavecchia, il n’a jamais cessé d’écrire. Il est mort à Paris le 23 mars 1842.
- Qu’est ce qu’un amant ? C’est un instrument auquel on se frotte pour avoir du plaisir.
- Je fais tous les efforts possibles pour être sec. Je veux imposer silence à mon coeur qui croit avoir beaucoup à dire. Je tremble toujours de n’avoir écrit qu’un soupir, quand je crois avoir noté une vérité.
- S’il est si difficile d’oublier une femme auprès de laquelle on a trouvé le bonheur, c’est qu’il est certains moments que l’imagination ne peut se lasser de représenter et d’embellir.
- L’immense majorité des hommes désire et a une femme à la mode, comme on a un joli cheval.
- Mais enfin, dit l’Amour se masquant en paradoxe, qu’est-ce qu’un amant ? C’est un instrument auquel on se frotte pour avoir du plaisir. M. Cuvier me disait : «votre chat ne vous caresse pas, il se caresse à vous.
- Aimer, c’est avoir du plaisir à voir, toucher, sentir par tous les sens, et d’aussi près que possible un objet aimable et qui nous aime.
- Avoir toujours devant les yeux cette grande vérité que le succès est pour qui fait rire.
- La beauté n’est que la promesse du bonheur.
- C’est au déclin de la vie qu’on en revient réellement à aimer le simple et l’innocent, désespérant du sublime.
- Il n’y a que l’amour et le bonheur qu’il donne qui soient choses sérieuses en ce monde.
- L’âme se rassasie de tout ce qui est uniforme, même du bonheur parfait.
- L’amour est le miracle de la civilisation.
- La vieillesse n’est autre chose que la privation de folie, l’absence d’illusions et de passion.
- Travaille ferme la déclamation; en t’apprenant à dire les expressions des passions, je t’apprendrai bien des choses sur les passions; je te recommande Hermione, phèdre, alceste, aménaïde. Tu pourrais apprendre tout ça par coeur.
- La passion peut se comparer à la loterie : duperie certaine et bonheur cherché par les fous !
- Ce n’est pas tant d’être riche qui fait le bonheur, c’est de le devenir.
- Je ne veux désormais collectionner que les moments de bonheur.
- La seule excuse de Dieu, c’est qu’il n’existe pas.
- C’est un moyen de se consoler que de regarder sa douleur de près.
- Un homme est humilié de la longueur du siège; elle fait au contraire la gloire d’une femme.
- Une femme n’est puissante que par le degré de malheur dont elle peut punir son amant.
- Cent ans après sa mort, le plus grand bonheur qui puisse arriver à un grand homme, c’est d’avoir des ennemis.
- Le comique est comme la musique : c’est une chose dont la beauté ne dure pas.
- L’amour est la seule passion qui se paie d’une monnaie qu’elle se fabrique elle-même.
- Le meilleur régime politique est la monarchie absolue tempérée par l’assassinat.
- Le pouvoir absolu a cela de commode qu’il sanctifie tout aux yeux des peuples.
- Après l’empoisonnement moral, il faut des remèdes physiques et du vin de Champagne.
- On peut tout acquérir dans la solitude, hormis du caractère.
- Je suis donc d’avis que le caractère de la force est de se foutre de tout et d’aller de l’avant.
- Moi, femme mariée, je serais amoureuse ! Se disait-elle, je n’ai jamais éprouvé pour mon mari cette sombre folie, qui fait que je ne puis détacher ma pensée de Julien.
- On met plus de passion à obtenir ce qu’on n’a pas qu’à conserver ce qu’on a.
- Que sont les arts sans véritable passion dans le coeur de l’artiste ? Après la pureté angélique de Virgile, on eut à Rome l’esprit de Sénèque.
- Même chez les femmes les plus réservées, les yeux rougissent au moment de l’espérance; la passion est si forte, le plaisir si vif qu’il se trahit par des signes frappants.
- La vocation, c’est d’avoir pour métier sa passion.
- Ta véritable passion est celle de connaître et d’éprouver. Elle n’a jamais été satisfaite.
- Il avait la tête étroite, avec un grand nez, et un visage busqué et tout en avant il eût été difficile d’avoir l’air plus noble et plus insignifiant.
- Se faire chaque soir cette question : «Ai-je assez ménagé la vanité de ceux avec qui j’ai vécu aujourd’hui ? ».
- Une femme perd toujours dans un premier mariage les plus beaux jours de la jeunesse, et par le divorce elle donne aux sots quelque chose à dire contre elle.
- On sait assez que l’inquiétude de cet âge est une soif d’aimer, et le propre de la soif est de n’être pas excessivement difficile sur la nature du breuvage que le hasard lui présente.
- Il faut jouir de soi-même dans la solitude, et, à l’égard de ses amis, ne dévoiler ses pensées qu’à mesure de l’esprit qu’on leur trouve, autrement on court le danger de leur paraître supérieur; de ce moment, on est perdu.
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