Une femme perd toujours dans un premier mariage les plus beaux jours de la jeunesse, et par le divorce elle donne aux sots quelque chose à dire contre elle.
Romancier, 1783-1842 Image : Olof Johan Södermark, Domaine public, Wikimedia Commons Une femme perd toujours dans un premier mariage les plus beaux jours de la jeunesse, et par le divorce elle donne aux sots quelque chose à dire contre elle.
Romancier, 1783-1842 Image : Olof Johan Södermark, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
Stendhal - De l’amour, II, 1927, éd. Martineau (1822), chapitre 56 bis
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Quand une jolie femme se marie, elle échange les attentions de beaucoup contre l’inattention d’un seul.
La prise de conscience d’une femme semble commencer par son affrontement avec les méfaits de son mari.
Si le mariage diminue l’homme, presque toujours il annihile la femme.
Quand une jeune fille ne veut entendre parler pour elle de mariage, elle n’aime pas que les autres y pensent.
Sentir le bonheur qu’une femme éprouve à tromper son mari.
Quand la femme se remarie ayant enfants, elle leur fait un ennemi pour un parent.
Une épouse qui a perdu son mari devient une veuve ; un époux qui a perdu sa femme devient un veuf ; mais il n’existe pas de nom pour des parents dont l’enfant unique a été arraché à leur amour.
L’amour est gâché non seulement par le mariage, mais par la seule possibilité du mariage. Le spectre du mariage, agitant ses chaînes – les chaînes du mariage, il va sans dire ! – empoisonne tout amour avec une jeune fille.
Le mariage est la cause principale de divorce.
N’éprouvez jamais de remords pour ce que vous avez pensé de votre femme ; elle a pensé des choses bien pires à votre sujet.

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