C’est un moyen de se consoler que de regarder sa douleur de près.
Romancier, 1783-1842 Image : Olof Johan Södermark, Domaine public, Wikimedia Commons C’est un moyen de se consoler que de regarder sa douleur de près.
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Journal (Henri Beyle) 1801-1814; Publié par Casimir Stryienski et François de Nion
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Quand tu souffriras beaucoup, regarde ta douleur en face, elle te consolera elle-même et t’apprendra quelque chose.
La douleur est comme la passion. Pour s’en délivrer, il faut l’assouvir, toute.
Toute douleur veut être contemplée, ou bien elle n’est pas sentie du tout.
La contemplation soulage quelque peu du malheur. Plus on contemple, plus la douleur diminue.
La douleur qui se tait n’en est que plus funeste.
La douleur embellit l’écrevisse.
Mais voyez-vous, Annie, là où il y a de la douleur, il y a encore de la sensibilité. Et là où il y a de la sensibilité, il y a de l’espoir.
Comment n’êtes-vous pas révolté par la douleur humaine ? Cette sorte de placidité serait-elle la sagesse ?
L’instinct de la femme, c’est d’être consolatrice : la douleur les attire comme le miroir les alouettes.
On ne devient grand qu’en mesurant la petitesse de sa douleur.

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