- Retenez aussi cette parole : tout grand amour est au-dessus de sa pitié : car ce qu’il aime, il veut aussi le créer !
- Or voici la chose la plus difficile : fermer par amour la main ouverte et garder la pudeur en donnant.
- Ce n’est pas leur amour de l’humanité, c’est l’impuissance de leur amour qui empêche les chrétiens d’aujourd’hui de nous faire monter sur le bûcher.
- Les femmes deviennent par amour tout à fait ce qu’elles sont dans l’idée des hommes dont elles sont aimées.
- L’énorme attente dans l’amour sexuel, la honte de cette attente, commence par gâter chez la femme toutes les perspectives.
- On en vient à aimer son désir et non plus l’objet de ce désir.
- Ton corps et sa grande raison, qui n’est je en parole mais je en action.
- Ce que la femme entend par amour, est assez clair : parfait don (non pas seulement abandon) du corps et de l’âme sans restriction et sans réserve, accompagné plutôt de honte et de terreur à l’idée d’un don conditionnel et casuel.
- Il n’y a pas de phénomènes moraux du tout, mais seulement une interprétation morale des phénomènes.
- L’homme doit être éduqué pour la guerre, - la femme pour le repos du guerrier; - Tout le reste est sottises !
- L’homme véritable veut deux choses : le danger et le jeu. C’est pourquoi il veut la femme, le jouet le plus dangereux.
- L’homme a créé la femme avec quoi donc ? Avec une côte de son dieu, de son «Idéal».
- Qui se sait profond, s’efforce à la clarté : qui veut paraître profond aux yeux de la foule, s’efforce à l’obscurité. Car la foule tient pour profond ce dont elle ne peut voir les raisons : elle a si peur de se noyer !
- J’aime mieux recevoir une petite société qu’une société méchante : pourtant il faut qu’elle arrive et qu’elle parte au bon moment : ainsi le veut le bon sommeil.
- La pensée du suicide est une puissante consolation; elle aide à passer plus d’une mauvaise nuit.
- Ce qui se dit la nuit ne voit jamais le jour.
- Volupté : pour les coeurs libres, innocente et libre, paradis terrestre, effusion reconnaissante de l’avenir envers le présent.
- Le charme de la connaissance serait mince si, pour l’atteindre, il n’y avait pas tant de pudeur à vaincre.
- En temps de paix, l’homme belliqueux s’en prend à lui-même.
- Explications mystiques : Les explications mystiques sont considérées comme profondes; en réalité il s’en faut de beaucoup qu’elles soient même superficielles.
- L’Antiquité a profondément vécu, médité et presque emporté dans sa tombe l’amitié. C’est son avantage sur nous : nous pouvons lui opposer l’amour sexuel idéalisé.
- Des femmes peuvent très bien lier amitié avec un homme; mais pour la maintenir, il y faut peut-être le concours d’une petite antipathie physique.
- Pour que la vie soit bonne à regarder il faut que son jeu soit bien joué : mais pour cela il faut de bons acteurs.
- Ce qui doit advenir et ne peut manquer d’advenir est le fondement de ce qui est.
- Sans la musique, la vie serait une erreur.
- Que dit ta conscience ? Tu dois devenir l’homme que tu es.
- Que puis-je faire aujourd’hui pour que le monde soit un peu moins laid et un peu plus juste ?
- Vivre, c’est repousser quelque chose qui veut mourir.
- À mesure que quelqu’un s’abandonne aux événements, il s’amoindrit de plus en plus. C’est pourquoi de grands politiciens peuvent devenir des hommes tout à fait vides alors qu’ils étaient autrefois riches et pleins de talents.
- La culture, c’est avant tout une unité de style qui se manifeste dans toutes les activités d’une nation.
- Je déteste ceux qui m’enlèvent la solitude sans me tenir compagnie.
- L’amitié naît lorsqu’on a pour l’autre une estime supérieure à celle qu’on a pour soi-même.
- Les poètes n’ont pas de pudeur à l’égard de leurs sentiments : ils les exploitent.
- Plutôt une inimitié d’un bloc qu’une amitié faite de bois recollé.
- Plus fort que le pessimisme et plus « divin » que la vérité : l’art.
- Quel est le sceau de la liberté acquise ? Ne plus avoir honte de soi-même.
- Dans le véritable amour, c’est l’âme qui enveloppe le corps.
- Vivre de telle sorte qu’il te faille désirer revivre, c’est là ton devoir.
- La valeur d’une chose réside parfois non dans ce qu’on en tire mais dans ce qu’on paie pour elle, dans ce qu’elle nous coûte.
- Notre caractère est déterminé par l’absence de certaines expériences plus encore que par celles que l’on fait.