- Dans la vengeance et en amour, la femme est plus barbare que l’homme.
- Ce qui me bouleverse, ce n’est pas que tu m’aies menti, c’est que désormais, je ne pourrai plus te croire.
- Nous avons la ressource de l’art de peur que la vérité ne nous fasse périr.
- L’art et rien que l’art, nous avons l’art pour ne point mourir de la vérité.
- Le bonheur de l’homme est; je veux : le bonheur de la femme est; il veut.
- Ce n’est pas le moindre charme d’une théorie que d’être réfutable.
- Le royaume des cieux est un état du coeur.
- Au fond du coeur, l’homme n’est que méchant; mais au fond du coeur, la femme est mauvaise.
- Qu’est-ce donc que l’amour, si ce n’est de se comprendre et de se réjouir en voyant quelqu’un d’autre vivre, agir et sentir différemment de nous, parfois même à l’opposé ?
- Connaître, c’est comprendre toute chose au mieux de nos intérêts.
- Il est plus facile de s’arranger avec sa mauvaise conscience qu’avec sa mauvaise réputation.
- Je suis corps tout entier et rien d’autre; l’âme n’est qu’un mot désignant une parcelle du corps.
- Le christianisme et l’alcool, les deux plus grands agents de corruption.
- Qui ne sait mettre sa volonté dans les choses, y met au moins un sens : cela revient à croire qu’une volonté s’y trouve déjà.
- S’il y a un Dieu, comment supporter de ne l’être pas ?
- Les insectes piquent, non par méchanceté, mais parce que, eux aussi, veulent vivre; il en est de même des critiques; ils veulent notre sang et non pas notre douleur.
- L’effort des philosophes tend à comprendre ce que les contemporains se contentent de vivre.
- Cette femme est belle et intelligente : hélas, combien elle serait devenue plus intelligente si elle n’était pas belle.
- Il y a toujours un peu de folie dans l’amour, mais il y a toujours aussi un peu de raison dans la folie.
- A force de vouloir rechercher les origines, on devient écrevisse. L’historien voit en arrière; il finit par croire en arrière.
- On n’attaque pas seulement pour faire du mal à quelqu’un mais peut-être aussi pour le seul plaisir de prendre conscience de sa force.
- Quand la paix règne, l’homme belliqueux se fait la guerre à lui-même.
- Le mariage est une longue conversation.
- Beaucoup de brèves folies, c’est là ce que vous appelez l’amour. Et votre mariage met fin à beaucoup de brèves folies par une longue sottise.
- La métaphysique, la morale, la religion, la science, sont considérées comme des formes diverses de mensonge : il faut leur aide pour croire à la vie.
- L’artiste a le pouvoir de réveiller la force d’agir qui sommeille dans d’autres âmes.
- On ne sait, si Dieu doit avoir plus de reconnaissance à l’égard du diable, ou le diable plus de reconnaissance à l’égard de Dieu, de ce que tout se soit ainsi passé.
- Il est bien des choses que je veux une foi pour toutes, ne point savoir. La sagesse fixe des limites même à la connaissance.
- Entre amis, il est si beau que le silence est d’or, mais le rire bon et frais l’est beaucoup plus encore.
- Le défaut le plus répandu de notre type de formation et d’éducation : personne n’apprend, personne n’aspire, personne n’enseigne... à supporter la solitude.
- La souffrance d’autrui est chose qui doit s’apprendre : et jamais elle ne peut être apprise pleinement.
- Tout ce qui a son prix est de peu de valeur.
- Ce qui peut être commun est toujours de peu de valeur.
- La vie sans musique est tout simplement une erreur, une fatigue, un exil.
- Nous cependant, nous voulons être les poètes de notre vie, et cela avant tout dans les plus petites choses quotidiennes.
- On paie mal un maître en ne restant toujours que l’élève.
- Tout ce qui est fait par amour est toujours au-delà du bien et du mal.
- Ce n'est pas le doute, c'est la certitude qui rend fou.