On s’en tire mieux avec sa mauvaise conscience qu’avec sa mauvaise réputation.
Écrivain, 1844-1900 Image : Friedrich Hermann Hartmann, Domaine public, Wikimedia Commons On s’en tire mieux avec sa mauvaise conscience qu’avec sa mauvaise réputation.
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Le Gai Savoir (1882) (1882)
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Une conscience trop fine est plutôt un mal qu’un bien, et nuit à la santé de l’âme.
La conscience en réalité se trouve prise entre deux contradictions : ou le Bien, sommé d’être bon à tout prix, se niera lui-même ; ou le Bien, plus soucieux de survivre (…), sera provisoirement infidèle à soi.
Une mauvaise conscience peut rendre la vie intéressante.
Mieux vaut être irresponsable et dans le vrai que responsable et dans l’erreur.
La conscience est timide, elle aime la retraite et la paix ; le monde et le bruit l’épouvantent : les préjugés dont on la fait naître sont ses plus cruelle ennemis, elle fuit ou se tait devant eux.
Le propre de la médiocrité est de se croire supérieur.
Trop souvent la raison nous trompe, nous n’avons que trop acquis le droit de la récuser ; mais la conscience ne trompe jamais, elle est le vrai guide de l’homme.
Quand on se fout de la morale, le moral est meilleur.
Une bonne frousse est plus profitable à quelqu’un qu’un bon conseil.
Inexpérience qui ne nous fait pas meilleurs nous rend plus coupables.

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