Le charme de la connaissance serait mince si, pour l’atteindre, il n’y avait pas tant de pudeur à vaincre.
Écrivain, 1844-1900 Image : Friedrich Hermann Hartmann, Domaine public, Wikimedia Commons Le charme de la connaissance serait mince si, pour l’atteindre, il n’y avait pas tant de pudeur à vaincre.
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Par delà le bien et le mal [microform]; prélude d'une philosophie de l'avenir
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Le savoir-vivre est l’art de ne pas montrer trop vite son savoir-faire.
Il nous est plus facile de nous teindre d’une infinité de connaissances, que d’en bien posséder un petit nombre.
La connaissance doit avoir sur quoi s’appuyer pour pouvoir tomber juste. Or sur quoi elle s’appuie (le langage) n’est justement pas fixe.
Le Savoir peut se communiquer, mais pas la Sagesse. On peut la trouver, on peut en vivre, on peut s’en faire un sentier, on peut, grâce à elle, opérer des miracles, mais quant à la dire et à l’enseigner, non, cela ne se peut pas.
Le défaut de soin nuit plus que le défaut de savoir.
La connaissance seule ne suffit pas ; elle n’a pas de cœur.
Sans doute, est-il bien peu de préceptes de sagesse qui, pris sous un certain biais, ne semble folie.
Une fois pour toutes, il y a beaucoup de choses que je ne veux point savoir. La sagesse trace des limites, même à la connaissance.
Toute vérité nue et crue n’a pas assez passé par l’âme, pas assez roulé dans notre tête ; l’intelligence ne l’a pas assez épurée, le cœur assez imbibée de ses sucs, l’imagination assez parée de ses livrées.
Les mots ne suffirent plus. À force de tout se passer en mots, le plaisir restait en suspens, on s’énervait à attendre l’essentiel. Il fallait aller plus loin. Quel bonheur de s’approcher coûte que coûte de ce paroxysme !

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