Pour que la vie soit bonne à regarder il faut que son jeu soit bien joué : mais pour cela il faut de bons acteurs.
Écrivain, 1844-1900 Image : Friedrich Hermann Hartmann, Domaine public, Wikimedia Commons Pour que la vie soit bonne à regarder il faut que son jeu soit bien joué : mais pour cela il faut de bons acteurs.
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Ainsi Parlait Zarathoustra (1883) (1883)
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L’outil indispensable de l’acteur, c’est l’expérience de la vie.
Saisir la pleine signification de la vie est le devoir d’un acteur ; l’interpréter est son défi.
Celui qui se libère, loin d’être incapable de jouer le jeu, le joue encore mieux car il voit la vie comme un jeu.
Quand l’histoire se charge de faire du théâtre, elle en fait du bon.
Le cinéma a trois fonctions vitales. Primo : divertir, et c’est une noble entreprise. Secundo : faire réfléchir grâce à une fiction qui ne privilégie pas seulement le divertissement. Tertio : être un miroir de l’existence.
Le cinéma, c’est la vie en mieux. On y rencontre les personnages de la rue en plus beaux, plus intelligents, plus sexy. Comme des modèles améliorés, réussis et performants.
Un amour fervent du théâtre n’est pas suffisant à un acteur : il doit s’y ajouter un amour fervent de soi-même et de la confiance en soi.
La vie d’un personnage doit être une ligne ininterrompue d’événements et d’émotions, mais une pièce de théâtre ne nous donne que quelques instants sur cette ligne – nous devons créer le reste pour dépeindre une vie convaincante.
Il ne s’agit pas d’être bon ou de faire le bien, mais de mener une vie qui ait de la signification et qui porte une responsabilité, ce qui n’est pas tout à fait la même chose. Cela conduit à choisir la difficulté plutôt que l’épicurisme.
La vie est un jeu mais elle n’est pas juste.

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