La contagion des fureurs populaires est parfois si grande et si rapide, qu’on pouvait croire en effet que la première étincelle ferait un grand embrasement.
Écrivain, 1798-1874La contagion des fureurs populaires est parfois si grande et si rapide, qu’on pouvait croire en effet que la première étincelle ferait un grand embrasement.
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Histoire de la Révolution française (1847), livre VII, chapitre 6
La contagion des fureurs populaires est parfois si grande et si rapide qu’on pouvait croire en effet que la première étincelle ferait un grand embrasement.La masse des volontaires, dont personne ne savait le nombre, n’allait-elle pas se mettre en mouvement, livrer bataille aux prisons, puis à l’Assemblée peut-être, puis, d’hôtel en hôtel, aux aristocrates?… On ne pouvait le deviner. S’il en était ainsi, que faire? …
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Une seule forme de contagion se propage plus rapidement qu’un virus. Et c’est la peur.
Plus contagieuse que la peste, la peur se communique en un clin d’œil.
La population de plus en plus inquiète, et qu’agaçait, comme les mouches, cette température d’orage…
Plus la nuit avance, plus il fait lourd, plus on se sent étreint comme si d’immenses bêtes feutrées voulaient progressivement vous ôter le sang et vous tuer.
La contagion est donc une invitation à réfléchir. La quarantaine en offre l’occasion. Réfléchir à quoi ? Au fait que nous n’appartenons pas seulement à la communauté humaine. Nous sommes l’espèce la plus envahissante d’un fragile et superbe écosystème.
Et de toute cette foule effervescente s’échappait, comme la vapeur de la fournaise, une rumeur aigre, aiguë, acérée, sifflante, comme les ailes d’un moucheron.
Tant que la méchanceté n’a pas mûri, elle est prête à tout moment à se transformer en hystérie.
Le méfiant est fatalement voué au malheur. Tout comme l’acide corrode son contenant, le soupçon le ronge à force de se préserver jour et nuit de l’humanité tout entière.
C’est dans le mois de mars que tente de s’ouvrir L’anémone sauvage aux corolles tremblantes.
Il faut plutôt, pour opérer une révolution, une certaine masse de bêtise d’une part qu’une certaine dose de lumière de l’autre.

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