La contagion des fureurs populaires est parfois si grande et si rapide, qu’on pouvait croire en effet que la première étincelle ferait un grand embrasement.
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- Le fisc d’une part, la féodalité de l’autre semblaient lutter pour l’abrutir sous la pesanteur des maux.
- La joie de croire que l’on rencontre chez certains a quelque chose parfois de contagieux.
- Nous devons croire que tout a une cause, comme l’araignée tisse sa toile afin d’attraper des mouches, et le fait bien avant de savoir qu’en ce monde il existe des mouches.
- C’était fou, le pouvoir d’une légende, quand on se donnait la peine d’y croire.
- Il ne suffit pas de croire aux sirènes pour en rencontrer sur les eaux, mais il suffit parfaitement de croire à l’influence des mots, pour que cette influence aussitôt surgisse.
- Et de toute cette foule effervescente s’échappait, comme la vapeur de la fournaise, une rumeur aigre, aiguë, acérée, sifflante, comme les ailes d’un moucheron.
- Le choc avait été très rude. Les tribuns - Et les centurions, ralliant les cohortes, - Humaient encor, dans l’air où vibraient leurs voix fortes, - La chaleur du carnage et ses âcres parfums.
- Plus il se rapprochait des nuages éternels, plus il percevait le mugissement furieux qui s’y déchaînait : une puissance menaçante y faisait rage, prête à réduire en lambeaux quiconque oserait s’aventurer dans son territoire.
- Une seule forme de contagion se propage plus rapidement qu’un virus. Et c’est la peur.
- Plus la nuit avance, plus il fait lourd, plus on se sent étreint comme si d’immenses bêtes feutrées voulaient progressivement vous ôter le sang et vous tuer.
- Il faut plutôt, pour opérer une révolution, une certaine masse de bêtise d’une part qu’une certaine dose de lumière de l’autre.
- Une maladie soudaine et grave, qui nous montre tout à coup la mort possible, nous permet en même temps de lutter contre elle, tandis que l’hypocrite santé nous y entraîne, comme une fleuve mène vers la mer.
- Nécessairement, le hasard a beaucoup de pouvoir sur nous, puisque c’est par hasard que nous vivons.
- La population de plus en plus inquiète, et qu’agaçait, comme les mouches, cette température d’orage...
- La contagion est donc une invitation à réfléchir. La quarantaine en offre l’occasion. Réfléchir à quoi ? Au fait que nous n’appartenons pas seulement à la communauté humaine. Nous sommes l’espèce la plus envahissante d’un fragile et superbe écosystème.