Ce que cache mon langage, mon corps le dit. Mon corps est un enfant entêté, mon langage est un adulte très civilisé...
Image : Ce que cache mon langage, mon...

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- Pendant que l’autre parle, j’écoute complètement, en état de conscience totale; ... C’est la pureté de cette écoute qui m’est douloureuse.
- L’endroit le plus érotique d’un corps n’est-il pas là où le vêtement bâille ?
- Fou n’y puis, sain n’y daigne, névrosé je suis.
- La langue est petite, mais elle commande à tout le corps.
- L’étreinte est le plus haut langage du corps et de l’âme.
- Mais est-ce qu’il ne se pourrait pas que le langage ait d’autres effets que de mener les gens par le bout du nez à se reproduire encore, en corps à corps et en corps incarné.
- Les mots n’ont plus rien à nous dire; et tu veux des mots, des mots écrits. Laisse-moi me perdre dans ton regard, dans ton sourire, dans tous les souvenirs de mes yeux et de mon corps.
- Quoiqu’il en soit, je m’en remis à l’une de mes règles de vie, à savoir : lorsque tu veux quelque chose, tiens ta langue.
- Je retire toute confiance à une civilisation qui a trahi l’esprit au profit du corps.
- Ce corps m’enveloppe mais ne me contient pas.
- Le corps, ça vit tout seul, une fois que ça a commencé. Mais la pensée, c’est moi qui la continue, qui la déroule. J’existe. Je pense que j’existe. Oh ! Le long serpentin, ce sentiment d’exister - et je le déroule, tout doucement.
- C’est un devoir d’aimer sa langue maternelle. La négliger est un signe de décadence morale.
- Fou n’est pas le mot, même si je le prononce avec affection. Je préfère dire : corps errants.
- Nous sommes jusqu’au bout l’enfant de notre corps. Un enfant déconcerté.
- Je fais dire aux autres ce que je ne puis si bien dire tantôt par faiblesse de mon langage, tantôt par faiblesse de mon sens.