C’est un devoir d’aimer sa langue maternelle. La négliger est un signe de décadence morale.
Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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L’amour de notre langue s’identifie avec l’amour des mères qui nous l’apprennent !
Loquacité. Affection qui redouble chez le malade incapable de refréner sa langue quand vous souhaitez prendre la parole.
L’esprit humain souffre d’une carence intellectuelle fondamentale : pour qu’il comprenne la valeur d’une chose, il faut le priver de cette chose. L’absence lui parle sa langue maternelle ; la présence, c’est de l’hébreu pour lui.
La parole est à double tranchant et les parleurs font souvent les reproches qu’ils n’osent pas se faire. Ils se débarrassent ainsi du fardeau de leurs jalousies et de leur manque à l’échange.
C’est une très méchante manière de raisonner que de rejeter ce qu’on ne peut comprendre.
Comme il est d’une suprême sottise d’exprimer une vérité intempestive, il est de la dernière maladresse d’être sage à contretemps.
À force de parler, qu’on plaise ou déplaise, ou qu’on fasse pitié, on force le silence le plus résolu.
Une culture se doit d’être insatisfaite. Sinon elle succombe.
Relève de la morale ce qui blesse la pudeur.
En amour un silence vaut mieux qu’un langage. Il est bon d’être interdit ; il y a une éloquence de silence qui pénètre plus que la langue ne saurait faire.

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