Ils arrivèrent dans un pré Tout bordé de ruisseaux, de fleurs tout diapré, où maint Mouton cherchait sa vie : Séjour du frais, véritable partie Des Zéphirs. Le Lion n’y fut pas, qu’à ces gens Il se plaignit d’être malade.
Image : Ils arrivèrent dans un pré Tout...

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- Un Ane accompagnait un Cheval peu courtois, celui-ci ne portant que son simple harnois, et le pauvre Baudet si chargé qu’il succombe. Il pria le Cheval de l’aider quelque peu : Autrement il mourrait devant qu’être à la ville.
- Aussitôt fait que dit; le fidèle émoucheur Vous empoigne un pavé, le lance avec roideur, casse la tête à l’homme en écrasant la mouche, et non moins bon archer que mauvais raisonneur : Roide mort étendu sur la place il le couche.
- L’Ecclésiaste a dit : Un chien vivant vaut mieux Qu’un lion mort. Hormis, certes, manger et boire, tout n’est qu’ombre et fumée. Et le monde est très vieux, et le néant de vivre emplit la tombe noire.
- Au lion, la part du lion.
- Le lion jeune le vieux surmontera - En champ bellique par singulier duel, - Dans cage d’or ses yeux lui crèvera, - Deux plaies une, puis mourir, mort cruelle.
- Un lion même mort effraie encore plus qu’une brebis.
- Un lion mort ne vaut pas un moucheron qui respire.
- Le lion serait rusé, si conseillé par le renard.
- Ainsi suis-je, mon ami, gracieux avec les gracieux, mais rugissants avec les rugissants et lion avec les hyènes !
- Il n’est pas jusqu’aux lièvres qui ne viennent tirailler le lion par sa barbe, quand il est mort.
- Je l’ai attendue. Le silence se couvrait de fleurs pour hâter les progrès de l’ombre. Je revoyais des hivers perdus et les brouillards qui avaient bleui la terre. Sous les ciels gris, les ruisseaux emportaient, avec un grand bruit d’argent, une moisson de fleurs.
- Des cailloux, du sable, ces drôles d’arbres dont les épines tranchent comme des poignards, tout ça sous un soleil à vous rissoler la cervelle... Comment les dieux ont-ils bien pu créer un pays pareil ?
- La forêt bruissait. Au printemps, elle avait procréé comme jamais. Le silence des années de désertion animale, de famine humaine, était un lointain souvenir. La vie, de nouveau, mettait la mort au sol.
- Pitié pour la graine que le vent a jetée sur les pierres calcinées et qui meurt dans les tourments en serrant contre son coeur un message inentendu ! Pitié pour la semence qui vient de tomber sur la terre grasse, et qui n’en a pas fini avec ce monde incohérent !
- Dehors, universelle, une inlassable pluie disait leur malheur. Enfermés dans la souricière d’amour, condamnés aux travaux d’amour à perpétuité, ils étaient couchés l’un près de l’autre, beaux, tendres aimants et sans but. Sans but.