Citations de Molière – Page 4

dramaturge, auteur, comédien

314 citations, dont 314 vérifiées dans ses œuvres.

Ses thèmes : Amour, Mariage, Femme, Argent.

Œuvres citées : Tartuffe ou l’Imposteur (1664), L’École des femmes (1662), Psyché (1671), Dom Juan ou le Festin de pierre (1665), L’Avare (1668).

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Naissance
15 janvier 1622
Décès
17 février 1673
Nationalité
Française

Les citations

  1. Refuser ce qu’on donne est bon à faire aux fous.
    Source vérifiée Le Dépit amoureux (1656), acte I, scène 2, Gros-René
  2. La guerre est une belle chose ; mais, ma foi, la cour récompense bien mal aujourd’hui les gens de service comme nous.
    Source vérifiée Les Précieuses ridicules (1659), scène 11, Jodelet
  3. On s’en défend d’abord ; mais de l’air qu’on s’y prend
    On fait connaitre assez que notre cœur se rend.
    Source vérifiée Tartuffe ou l’Imposteur (1664), acte IV, scène 5, Elmire
  4. Quand on ne prend en dot que la seule beauté,
    Le remords est bien près de la solennité ;
    Et la plus belle femme a très peu de défense
    Contre cette tiédeur qui suit la jouissance.
    Source vérifiée L’Étourdi ou les Contretemps (1654), Anselme
  5. Si notre esprit n’est pas sage à toutes les heures,
    Les plus courtes erreurs sont toujours les meilleures.
    Source vérifiée L’Étourdi ou les Contretemps (1654), Anselme
  6. Toute personne simple aux leçons est docile ;
    Et, si du bon chemin on la fait écarter,
    Deux mots incontinent l’y peuvent rejeter.
    Source vérifiée L’École des femmes (1662), acte III, scène 3, Arnolphe
  7. La musique est accoutumée à ne point faire ce qu’on veut.
    Source vérifiée Le Malade imaginaire (1673), Polichinelle
  8. C’est se taxer hautement d’un défaut, que se scandaliser qu’on le reprenne.
    Source vérifiée La Critique de L’École des femmes (1663), Uranie
  9. On sépare toujours le mauvais usage d’avec l’intention de l’art.
    Source vérifiée Tartuffe ou l’Imposteur (1664), Édition Louandre, 1910, Préface
  10. Les grimaces ne sont point nécessaires dans notre siècle ; et, quand un mariage nous plaît, nous savons fort bien y aller, sans qu’on nous y traîne.
    Source vérifiée Le Malade imaginaire (1673), acte II, scène 6, Angélique
  11. La femme est en effet le potage de l’homme ;
    Et quand un homme voit d’autres hommes parfois
    Qui veulent dans sa soupe aller tremper leurs doigts,
    Il en montre aussitôt une colère extrême.
    Source vérifiée L’École des femmes (1662), acte II, scène 3, Alain
  12. Notre amour n’a pas toujours
    Tout le bonheur qu’il désire ;
    Mais nous avons un secours,
    Et le bon vin nous fait rire,
    Quand on rit de nos amours.
    Source vérifiée Les Amants magnifiques (1670), Deuxième satyre
  13. Aux amants qu’on pousse à bout
    L’amour fait verser des larmes ;
    Mais ce n’est pas notre goût,
    Et la bouteille a des charmes
    Qui nous consolent de tout.
    Source vérifiée Les Amants magnifiques (1670), Premier satyre
  14. Entre amis, on ne va pas se piquer pour si peu de chose.
    Source vérifiée Les Précieuses ridicules (1659), scène 15, Mascarille
  15. Nous ne devons point engager notre foi sans le consentement de ceux dont nous tenons le jour.
    Source vérifiée L’Avare (1668), acte I, scène 2, Cléante
  16. Peste soit qui premier trouva l’invention
    De s’affliger l’esprit de cette vision,
    Et d’attacher l’honneur de l’homme le plus sage
    Aux choses que peut faire une femme volage !
    Source vérifiée Sganarelle (1660), scène 17, Sganarelle
  17. On se propose à tort cent préceptes divers
    Pour vouloir d’un œil sec voir mourir ce qu’on aime ;
    L’effort en est barbare aux yeux de l’univers,
    Et c’est brutalité plus que vertu suprême.
    Source vérifiée Poésies diverses (1861), n° 1664
  18. Pour agir en habile homme, il faut parler de faire bonne chère avec peu d’argent.
    Source vérifiée L’Avare (1668), acte III, scène 1, Valère
  19. Battre un homme à jeu sûr n’est pas d’une belle âme ;
    Et le cœur est digne de blâme
    Contre les gens qui n’en ont pas.
    Source vérifiée Amphitryon (1668), acte I, scène 2, Sosie
  20. Est-on sage,
    Dans le bel âge,
    Est-on sage
    De n’aimer pas ?
    Que sans cesse,
    L’on se presse
    De goûter les plaisirs ici-bas.
    Source vérifiée Psyché (1671), Flore
  21. La philosophie est un présent du ciel : elle nous a été donnée pour porter nos esprits à la connaissance d’un Dieu, par la contemplation des merveilles de la nature.
    Source vérifiée Tartuffe ou l’Imposteur (1664), Édition Chasles, 1888
  22. Jamais on ne s’était si fort déchaîné contre le théâtre.
    Source vérifiée Tartuffe ou l’Imposteur (1664), Édition Chasles, 1888
  23. Dans l’amoureux empire
    Le mal n’est pas si grand que l’on le fait ;
    Et lorsqu’on aime, et que le cœur soupire,
    Son propre mal souvent le satisfait.
    Source vérifiée Poésies diverses (1861)
  24. Il est beau qu’une femme soit insensible, et conserve son cœur exempt des flammes de l’amour ; mais ce qui est vertu en elle, devient un crime dans un homme.
    Source vérifiée La Princesse d’Élide (1664), La Princesse
  25. Quoi qu’on en puisse dire, les galants n’obsèdent jamais que quand on le veut bien. Il y a un certain air doucereux qui les attire, ainsi que le miel fait les mouches.
    Source vérifiée George Dandin (1668), acte II, scène 2, George Dandin
  26. On disputera fort et ferme de part et d’autre, comme nous avons fait, sans que personne se rende ; un petit laquais viendra dire qu’on a servi, on se lèvera, et chacun ira souper.
    Source vérifiée La Critique de L’École des femmes (1663), Dorante
  27. L’amant qui se dégage
    N’est pas le malheur ;
    La douleur
    Et la rage,
    C’est que le volage
    Garde notre cœur.
    Source vérifiée Le Malade imaginaire (1673), Quatrième femme more
  28. La meilleure est toujours en malice féconde ;
    C’est un sexe engendré pour damner tout le monde.
    Source vérifiée L’École des maris (1661), acte III, scène 9, Sganarelle
  29. Ce sont coups du hasard, dont on n’est point garant ;
    Et bien sot, ce me semble, est le soin qu’on en prend.
    Source vérifiée L’École des femmes (1662), acte I, scène 1, Chrysalde
  30. Toute femme qui veut à l’honneur se vouer
    Doit se défendre de jouer,
    Comme d’une chose funeste :
    Car le jeu, fort décevant,
    Pousse une femme souvent
    À jouer de tout son reste.
    Source vérifiée L’École des femmes (1662), acte III, scène 2, Agnès
  31. Buvons, chers amis, buvons !
    Le temps qui fuit nous y convie :
    Profitons de la vie
    Autant que nous pouvons.
    Source vérifiée Le Bourgeois gentilhomme (1670), acte IV, scène 1, Second et troisième musiciens
  32. Le soin que nous prenons de notre renommée
    Répond de toute chose à la personne aimée ;
    Et c’est en nous qu’on trouve, acceptant notre cœur,
    De l’amour sans scandale et du plaisir sans peur.
    Source vérifiée Tartuffe ou l’Imposteur (1664), acte III, scène 3, Tartuffe
  33. Le moindre entretien de la beauté qu’on aime,
    Lorsqu’il est défendu, devient grâce suprême.
    Source vérifiée Les Fâcheux (1661), acte III, scène 1, Éraste
  34. De ce qu’on a chéri la fatale présence
    Ne nous laisse jamais dedans l’indifférence ;
    Et si de cette vue on n’accroît son dédain,
    Notre amour est bien près de nous rentrer au sein.
    Source vérifiée Le Dépit amoureux (1656), acte I, scène 1, Éraste
  35. Aimons, c’est le vrai moyen
    De savoir ce qu’on en doit croire.
    Source vérifiée La Princesse d’Élide (1664), Clymène et Philis
  36. Je ne suis pas comme ces femmes qui veulent, en se faisant peindre, des portraits qui ne sont point elles, et ne sont point satisfaites du peintre s’il ne les fait toujours plus belles que le jour.
    Source vérifiée Le Sicilien ou l’Amour peintre (1667), Isidore
  37. Lorsqu’un mari se met à notre discrétion, nous ne prenons de liberté que ce qu’il nous en faut.
    Source vérifiée George Dandin (1668), acte II, scène 1, Claudine
  38. L’amour qui nous attache aux beautés éternelles
    N’étouffe pas en nous l’amour des temporelles ;
    Nos sens facilement peuvent être charmés
    Des ouvrages parfaits que le ciel a formés.
    Source vérifiée Tartuffe ou l’Imposteur (1664), acte III, scène 3, Tartuffe
  39. Bien des gens ont frondé d’abord cette comédie ; mais les rieurs ont été pour elle, et tout le mal qu’on en a pu dire n’a pu faire qu’elle n’ait eu un succès dont je me contente.
    Source vérifiée L’École des femmes (1662), Édition Chasles, 1888
  40. Une paille rompue
    Rend, entre gens d’honneur, une affaire conclue.
    Source vérifiée Le Dépit amoureux (1656), acte IV, scène 4, Gros-René

Biographie de Molière

Jean-Baptiste Poquelin, appelé Molière, est né à Paris le 15 janvier 1622, dans une famille de marchands aisés. Passionné par le théâtre, il a rejoint une troupe nommée l’Illustre Théâtre, mais celle-ci a rapidement fait face à des difficultés. Pendant douze ans, il a parcouru la France pour jouer et écrire des pièces. De retour à Paris en 1658, il a présenté des œuvres comme L’Avare en 1668, Le Tartuffe en 1669 et Le Malade imaginaire en 1673, qui ont influencé son époque. Il a employé l’humour et les jeux de mots pour critiquer la société. Collaborant avec des musiciens et des danseurs, il a développé la comédie-ballet. Il est mort à Paris le 17 février 1673, peu après avoir interprété un rôle dans Le Malade imaginaire.

Biographie rédigée avec l’aide d’une intelligence artificielle et relue par la rédaction, à partir de l’article Molière de Wikipédia (auteurs : contributeurs de Wikipédia), modifiée ; texte disponible sous licence CC BY-SA 4.0.