Les citations
On est bien aise au moins d’être mort méthodiquement.
MolièreSource vérifiée Monsieur de Pourceaugnac (1669), acte I, L’Apothicaire Il n’est dans l’univers que l’Amour qui m’étonne.
MolièreSource vérifiée Psyché (1671), Momus Apprenez qu’il n’est rien qui blesse un noble cœur
Molière
Comme quand il peut voir qu’on le touche en l’honneur.Source vérifiée L’Étourdi ou les Contretemps (1654), acte I, Mascarille Est-il rien de plus beau que l’innocente flamme
Molière
Qu’un mérite éclatant allume dans une âme ?Source vérifiée La Princesse d’Élide (1664), acte II, scène 1, Cynthie Il est bon quelquefois de ne point faire semblant d’entendre les choses qu’on n’entend que trop bien ; et j’ai fait sagement de parer la déclaration d’un désir que je ne suis pas résolu de contenter.
MolièreSource vérifiée L’Amour Médecin (1665), acte I, scène 5, Sganarelle C’est une lâcheté que de se faire expliquer trop sa honte ; et, sur de tels sujets, un noble cœur, au premier mot, doit prendre son parti.
MolièreSource vérifiée Dom Juan ou le Festin de pierre (1665), acte I, scène 3, Done Elvire Les plaisirs ont leur tour,
Molière
C’est leur plus doux usage,
Que de finir les soins du jour.Source vérifiée Psyché (1671), Apollon Laissons-nous aller de bonne foi aux choses qui nous prennent par les entrailles, et ne cherchons point de raisonnements pour nous empêcher d’avoir du plaisir.
MolièreSource vérifiée La Critique de L’École des femmes (1663), scène 6, Dorante Vous vous moquez : la tranquillité en amour est un calme désagréable ; un bonheur tout uni nous devient ennuyeux ; il faut du haut et du bas dans la vie ; et les difficultés qui se mêlent aux choses réveillent les ardeurs, augmentent les plaisirs.
MolièreSource vérifiée Les Fourberies de Scapin (1671) Je consens qu’une femme ait des clartés de tout,
Molière
Mais je ne lui veux point la passion choquante
De se rendre savante afin d’être savante ;
Et j’aime que souvent, aux questions qu’on fait,
Elle sache ignorer les choses qu’elle sait.Source vérifiée Les Femmes savantes (1672), acte I, scène 3, Clitandre Non, non : la constance n’est bonne que pour des ridicules ; toutes les belles ont droit de nous charmer, et l’avantage d’être rencontrée la première ne doit point dérober aux autres les justes prétentions qu’elles ont toutes sur nos cœurs.
MolièreSource vérifiée Dom Juan ou le Festin de pierre (1665), acte I, scène 2, Dom Juan Approchez, monsieur de Bonnefoi, approchez. Prenez un siège, s’il vous plaît. Ma femme m’a dit, monsieur, que vous étiez fort honnête homme, et tout à fait de ses amis ; et je l’ai chargée de vous parler pour un testament que je veux faire.
MolièreSource vérifiée Le Malade imaginaire (1673), acte I, scène 7, Argan Quand l’amour est bien fort, rien ne peut l’arrêter ;
Molière
Ses projets seulement vont à se contenter,
Et pourvu qu’il arrive au but qu’il se propose,
Il croit que tout le reste après est peu de chose.Source vérifiée Le Dépit amoureux (1656), acte II, scène 1, Ascagne Les choses même les plus saintes ne sont point à couvert de la corruption des hommes ; et nous voyons des scélérats qui, tous les jours, abusent de la piété, et la font servir méchamment aux crimes les plus grands.
MolièreSource vérifiée Tartuffe ou l’Imposteur (1664), Édition Louandre, 1910, Préface Ce sont choses, pour moi, que je tiens de tout temps
Molière
Fort propres à former l’esprit des jeunes gens ;
Et l’école du monde, en l’air dont il faut vivre,
Instruit mieux, à mon gré, que ne fait aucun livre.Source vérifiée L’École des maris (1661), acte I, scène 2, Ariste La grandeur d’une telle offense n’est pas dans l’importance des choses que l’on fait : elle est à transgresser les ordres qu’on nous donne ; et sur de pareilles matières, ce qui n’est qu’une bagatelle devient fort criminel lorsqu’il est défendu.
MolièreSource vérifiée Le Sicilien ou l’Amour peintre (1667), scène 15, Adraste Le tonnerre et la pluie ont promptement passé,
Molière
Et n’ont point de ces lieux le beau monde chassé.
Plût au ciel, dans les dons que ses soins y prodiguent,
Qu’ils en eussent chassé tous les gens qui fatiguent !Source vérifiée Les Fâcheux (1661), acte II, scène 1, Éraste Quand nous faisons besoin, nous autres misérables,
Molière
Nous sommes les chéris et les incomparables ;
Et dans un autre temps, dès le moindre courroux,
Nous sommes les coquins qu’il faut rouer de coups.Source vérifiée L’Étourdi ou les Contretemps (1654), acte I, scène 2, Mascarille L’amour a, pour nous prendre,
Molière
De si doux attraits,
Que, de soi, sans attendre,
On voudrait se rendre
À ses premiers traits ;
Mais tout ce qu’on écoute
Des vives douleurs
Et des pleurs qu’il nous coûte,
Fait qu’on en redoute
Toutes les douceurs.Source vérifiée Le Malade imaginaire (1673), acte II, Seconde femme more L’emportement d’un cœur qui peut s’être abusé
Molière
A de quoi ramener une âme qu’il offense ;
Et dans l’amour qui lui donne naissance
Il trouve au moins, malgré toute sa violence,
Des raisons pour être excusé.Source vérifiée Amphitryon (1668), acte II, scène 6, Alcmène Souvent d’un faux espoir un amant est nourri :
Molière
Le mieux reçu toujours n’est pas le plus chéri ;
Et tout ce que d’ardeur font paraître les femmes
Parfois n’est qu’un beau voile à couvrir d’autres flammes.Source vérifiée Le Dépit amoureux (1656), acte I, scène 1, Éraste De tout ce noble orgueil, qui nous seyait si bien,
Molière
On est bien descendu, dans le siècle où nous sommes
Et l’on en est réduite à n’espérer plus rien,
À moins que l’on se jette à la tête des hommes.Source vérifiée Psyché (1671), acte I, scène 1, Aglaure Les flatteurs, par exemple, cherchent à profiter de l’amour que les hommes ont pour les louanges, en leur donnant tout le vain encens qu’ils souhaitent : et c’est un art où l’on fait, comme on voit, des fortunes considérables.
MolièreSource vérifiée L’Amour Médecin (1665), acte III, scène 1, Filerin Un haut-de-chausses fait justement pour ma cuisse ;
Molière
Des souliers où mes pieds ne soient point au supplice,
Ainsi qu’en ont usé sagement nos aïeux :
Et qui me trouve mal, n’a qu’à fermer les yeux.Source vérifiée L’École des maris (1661), acte I, scène 1, Sganarelle Que nous savons peu ce que nous faisons, quand nous ne laissons pas au ciel le soin des choses qu’il nous faut, quand nous voulons être plus avisés que lui, et que nous venons à l’importuner par nos souhaits aveugles et nos demandes inconsidérées !
MolièreSource vérifiée Dom Juan ou le Festin de pierre (1665), acte IV, scène 6, Dom Louis On se peut naturellement croire assez de mérite pour garder sa conquête ; et ce que je vois de plus redoutable dans ces sortes d’affaires, c’est la puissance paternelle, auprès de qui tout le mérite ne sert de rien.
MolièreSource vérifiée Les Fourberies de Scapin (1671), acte III, scène 1, Zerbinette Les femmes sont des animaux d’un naturel bizarre, nous les gâtons par nos douceurs, et je crois tout de bon que nous les verrions nous courir, sans tous ces respects, et ces soumissions où les hommes les acoquinent.
MolièreSource vérifiée La Princesse d’Élide (1664), Moron Puisque le Ciel a voulu nous former
Molière
Avec un cœur qu’amour peut enflammer,
Quelle rigueur impitoyable
Contre des traits si doux nous force à nous armer,
Et pourquoi, sans être blâmable,
Ne peut-on pas aimer
Ce que l’on trouve aimable ?Source vérifiée Les Amants magnifiques (1670), Caliste Tout le beau de la passion est fini, et nous nous endormons dans la tranquillité d’un tel amour, si quelque objet nouveau ne vient réveiller nos désirs, et présenter à notre cœur les charmes attrayants d’une conquête à faire.
MolièreSource vérifiée Dom Juan ou le Festin de pierre (1665), acte I, scène 2, Dom Juan Des grandeurs, qui voudra se soucie :
Molière
Tous ces honneurs dont on a tant d’envie
Ont des chagrins qui sont vieillissants.
Jouissons, jouissons des plaisirs innocents
Dont les feux de l’amour savent charmer nos sens.Source vérifiée Les Amants magnifiques (1670), Bergers et bergères La plupart des femmes aujourd’hui se laissent prendre par les oreilles : elles sont cause que tout le monde se mêle de musique, et l’on ne réussit auprès d’elles, que par les petites chansons, et les petits vers qu’on leur fait entendre.
MolièreSource vérifiée La Princesse d’Élide (1664), Moron L’affectation en cette matière est pire qu’en toute autre ; et je ne vois rien de si ridicule que cette délicatesse d’honneur qui prend tout en mauvaise part, donne un sens criminel aux plus innocentes paroles, et s’offense de l’ombre des choses.
MolièreSource vérifiée La Critique de L’École des femmes (1663), scène 3, Uranie Puisque le Ciel nous fait la grâce, que depuis tant de siècles, on demeure infatué de nous, ne désabusons point les hommes avec nos cabales extravagantes, et profitons de leur sottise le plus doucement que nous pourrons.
MolièreSource vérifiée L’Amour Médecin (1665), acte III, scène 1, Filerin La belle chose de vouloir se piquer d’un faux honneur d’être fidèle, de s’ensevelir pour toujours dans une passion, et d’être mort dès sa jeunesse à toutes les autres beautés qui nous peuvent frapper les yeux !
MolièreSource vérifiée Dom Juan ou le Festin de pierre (1665), acte I, scène 2, Dom Juan
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Biographie de Molière
Jean-Baptiste Poquelin, appelé Molière, est né à Paris le 15 janvier 1622, dans une famille de marchands aisés. Passionné par le théâtre, il a rejoint une troupe nommée l’Illustre Théâtre, mais celle-ci a rapidement fait face à des difficultés. Pendant douze ans, il a parcouru la France pour jouer et écrire des pièces. De retour à Paris en 1658, il a présenté des œuvres comme L’Avare en 1668, Le Tartuffe en 1669 et Le Malade imaginaire en 1673, qui ont influencé son époque. Il a employé l’humour et les jeux de mots pour critiquer la société. Collaborant avec des musiciens et des danseurs, il a développé la comédie-ballet. Il est mort à Paris le 17 février 1673, peu après avoir interprété un rôle dans Le Malade imaginaire.
Biographie rédigée avec l’aide d’une intelligence artificielle et relue par la rédaction, à partir de l’article Molière de Wikipédia (auteurs : contributeurs de Wikipédia), modifiée ; texte disponible sous licence CC BY-SA 4.0.
