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Le Dépit amoureux (1656), acte I, scène 1, Éraste

Dans l’œuvre
Lorsque par les rebuts une âme est détachée, Elle veut fuir l’objet dont elle fut touchée, Et ne rompt point sa chaîne avec si peu d’éclat, Qu’elle puisse rester en un paisible état.De ce qu’on a chéri la fatale présence Ne nous laisse jamais dedans l’indifférence; Et si de cette vue on n’accroît son dédain, Notre amour est bien près de nous rentrer au sein; Enfin, crois-moi, si bien qu’on éteigne une flamme, Un peu de jalousie occupe encore une âme, Et l’on ne sauroit voir, sans en être piqué, Posséder par un autre un cœur qu’on a manqué.
Édition consultée
Le Dépit amoureux, Louandre,, 1910
Vérifiée le
8 octobre 2026
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  1. Quelque amour que l’on ait pour moi, j’aime que ceux qui m’aiment rendent ce qu’ils doivent au sexe.
    Source vérifiée La Comtesse d’Escarbagnas (1671), scène 2, La Comtesse
  2. On n’a que faire d’avoir peur de trop charger la complaisance, et la manière dont on les joue a beau être visible, les plus fins toujours sont de grandes dupes du côté de la flatterie.
    Source vérifiée L’Avare (1668), acte I, scène 1, Valère
  3. Quand on a des chagrins jaloux, on n’en use point de la sorte ; et l’on vient doucement se plaindre à la personne que l’on aime.
    Source vérifiée La Comtesse d’Escarbagnas (1671), La Comtesse
  4. Un cœur qui nous oublie engage notre gloire ;
    Il faut à l’oublier mettre aussi tous nos soins :
    Si l’on n’en vient à bout, on le doit feindre au moins.
    Source vérifiée Tartuffe ou l’Imposteur (1664), acte II, scène 4, Valère
  5. Quand nous faisons besoin, nous autres misérables,
    Nous sommes les chéris et les incomparables ;
    Et dans un autre temps, dès le moindre courroux,
    Nous sommes les coquins qu’il faut rouer de coups.
    Source vérifiée L’Étourdi ou les Contretemps (1654), acte I, scène 2, Mascarille
  6. Aimez, aimables bergères,
    Nos cœurs sont faits pour aimer :
    Quelque fort qu’on s’en défende,
    Il y faut venir un jour :
    Il n’est rien qui ne se rende
    Aux doux charmes de l’Amour.
    Source vérifiée La Princesse d’Élide (1664)
  7. Je vois bien qu’on n’aime ici que la vaine apparence, et qu’on n’y considère point la vertu toute nue.
    Source vérifiée Les Précieuses ridicules (1659), scène 16, Mascarille
  8. L’amour a, pour nous prendre,
    De si doux attraits,
    Que, de soi, sans attendre,
    On voudrait se rendre
    À ses premiers traits ;
    Mais tout ce qu’on écoute
    Des vives douleurs
    Et des pleurs qu’il nous coûte,
    Fait qu’on en redoute
    Toutes les douceurs.
    Source vérifiée Le Malade imaginaire (1673), acte II, Seconde femme more
  9. Le monde est rempli de beaucoup de traverses ;
    Chaque homme tous les jours en ressent de diverses.
    Source vérifiée L’Étourdi ou les Contretemps (1654), acte II, scène 4, Anselme
  10. L’on cherche souvent plus qu’on ne veut trouver.
    Source vérifiée L’École des femmes (1662), acte I, scène 4, Arnolphe
« De ce qu’on a chéri la fatale présence - Ne nous laisse jamais dedans l’indifférence ; - Et si de cette vue on... » — Molière

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Molière. (1656). Le Dépit amoureux (acte I, scène 1, Éraste). Édition consultée : Le Dépit amoureux, Louandre,, 1910.
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Molière. Le Dépit amoureux. 1656, acte I, scène 1, Éraste.
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Molière. Le Dépit amoureux. 1656. acte I, scène 1, Éraste. Édition consultée : Le Dépit amoureux, Louandre,, 1910.