Citations sur l’écriture – Page 3
Citations sur l’écriture
Réveille-toi, essaie de comprendre. C’est pour cela que j’écris ces lignes. Car je suis le type même de l’homme incapable de comprendre les choses tant qu’il n’a pas essayé de les mettre en mots.
La Ballade de l’impossible (1987) Les fautes d’orthographe d’un homme ou d’une femme sont son empreinte digitale littéraire.
La Ballade de la balle élastique L’épithète doit être la maîtresse du substantif, jamais sa femme légitime.
Souvent… Face aux occupations jugées presque toutes rebutantes des journées qui viennent, l’obsession écrivassière hante mon louche demi-sommeil.
La Règle du Jeu IV, Frêle bruit (1976) Ecrire n’est-ce pas se lever au milieu de la nuit, parmi les choses réelles et irréelles, proches et étrangères, aller jusqu’au bout de sa folie, troubler le sommeil des gisants, annoncer l’aube ?
La Peau de chagrin (1831) C’est l’incarcération qui pousse à aller au-delà des murs. Que faire d’un personnage beau, riche, en bonne santé, jeune et amoureux ? Si tout se passe bien pour lui, je n’écris pas cinq pages !
Interview Encres Vagabondes, propos recueillis par Serge Cabrol J’avais l’idée d’écrire pour dire des choses qui n’avaient pas encore été écrites. Il faudrait que je puisse raconter ça, le montrer, trouver les mots pour mettre en images cette douleur.
Ecrire, c’est vouloir distinguer à travers des mots ce qu’en réalité on ne peut voir : naissance et mort, apparition et disparition fulgurantes des êtres. Perpétuité des catastrophes.
Naissances (1998) Un écrit lié au temps est comme un sentier dans la neige : on ne s’en sert qu’en hiver ; le printemps l’emporte et en été il n’existe plus, on n’en a pas besoin, alors on l’oublie.
Prisonniers du paradis Il faut petit à petit apprendre à dire les choses comme si tout allait de soi. C’est d’ailleurs le secret pour paraître posséder un quelconque talent en tant qu’écrivain…
L’écriture est un art plus dangereux qu’il n’y paraît.
Il y a un art d’écrire, celui de ne pas le suivre.
L’art du romancier consiste à inventer avec des souvenirs.
Ecrire comme un chien qui fait son trou, un rat qui fait son terrier. Et, pour cela, trouver son propre point de sous-développement, son propre patois, son tiers monde à soi, son désert à soi.
On ne peut jamais écrire ce que l’on ressent vraiment. Les mots ne peuvent s’élever dans les airs avec le cœur, ils ne font que tomber sur le papier.
N’écrivez pas ce que vous pensez que les gens veulent lire. Trouvez votre voix et écrivez ce qu’il y a dans votre cœur.
Chers lecteurs, que les mots dansent dans votre cœur. Écrivez ! Ça ne guérit pas, ça n’efface pas, les cicatrices restent mais c’est un beau voyage. Ouvrons les portes du sérail.
C’est cela écrire, élargir le champ de la conscience en agissant sur la perception même des choses.
Conseil aux écrivains : à un moment donné, il faut cesser d’écrire. Même avant d’avoir commencé.
C’est la seule école de style, mon fils. Ce qu’ils font avec leur corps nous devons le faire avec notre esprit.
L’écriture, toute écriture, reste une audace et un courage. Et représente un énorme travail.
Aucune femme d’écrivain ne comprendra jamais que son mari travaille quand il regarde par la fenêtre.
Pas d’adjectifs, ils affaiblissent le style. L’adjectif, c’est comme les bijoux. Une femme élégante ne porte pas de bijoux.
Nous ne parvenons pas à écrire ce que nous pensons et c’est là, toute la force des mots. Ecrire, c’est perdre son idée au profit de quelque chose qui nous dépasse, qui ne nous appartient même plus.
La force du mot écrit est une chose terrible, terrible…
On écrit avec son intelligence et son inconscient.
Si vous ne voulez pas qu’on vous oublie, le jour où vous serez mort et pourri, écrivez des choses qui valent la peine d’être lues ou faites, des choses qui valent la peine d’être écrites.
On écrit pour tuer le temps, pour tuer la mort, pour se guérir d’être en vie.
Tous les mots sont adultes. Seul l’espace où ils retentissent les reconduit vers la mort perpétuelle où ils semblent naître toujours.
Ecrire est une manière de mettre en scène le secret, l’interdit, la passion, l’énigme, l’inachevé, l’inavouable.
Toute écriture est politique puisque toute écriture est une vision du monde.
Le droit intangible du romancier, c’est de pouvoir retravailler son roman.
Il y en a qui sont écrivains sans pouvoir écrire et d’autres qui écrivent sans être écrivains. Il y a la nature et il y a le talent. Il y a aussi l’absence de l’un comme de l’autre.
Journal intime. Relation quotidienne de cette part de l’existence que l’on peut se confier à soi-même sans avoir à en rougir.
L’écriture est parole et silence à la fois.
Une phrase trop chargée d’adjectifs est comme une armée où chaque soldat serait accompagné de son valet de chambre.
La solitude que l’on éprouve en écrivant est assez terrifiante. C’est parfois proche de la folie, on disparaît et on perd le sens de la réalité.
Ce n’est pas la peine d’avoir du talent à la cinquième ligne si le lecteur ne dépasse pas la troisième.
Qu’on écrive un roman ou un scénario, on organise des rencontres, on vit avec des personnages ; c’est le même plaisir, le même travail, on intensifie la vie.
Si je fais bien mon travail, je n’écris pas le dialogue ; les personnages disent le dialogue, et je ne fais que le noter.
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