Si j’eusse parlé vers 1795 de mon projet d’écrire, quelque homme sensé m’eût dit : - «Ecrivez tous les jours pendant deux heures, génie ou non. » - Ce mot m’eût fait employer dix ans de ma vie dépensés niaisement à attendre le génie.
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- C’est le travail unique de toute ma vie. Tout le reste n’a été que gagne-pain, gagne-pain joint à un peu de vanité de le gagner aussi bien qu’un autre.
- Écrire une vie entière en très peu de temps. Écrire, en quelques semaines, en quelques mois, une vie écrite par un homme pendant toute sa vie.
- Ah ! Messieurs ! Il se peut que je me considère comme extrêmement intelligent pour la seule raison que de toute ma vie, je n’ai jamais pu rien commencer ni finir.
- C’est quoi, cette putain d’idée sur l’écriture ? Qu’elle sauve celui qui écrit ? Elle sauve celui qui a préféré écrire que vivre. Les chagrins ne s’effaceront pas au nombre de pages écrites. Il faut avoir placé l’écriture plus haut que sa vie.
- Le bon écrivain est un homme qui met toute sa vie à rédiger en bonne et due forme son testament.
- Je prenais la vie et je la jetais sur scène. Une double tradition : celle de l’enseignement et celle de l’art. Je ne suis pas le révolutionnaire qu’on croit : j’ai dépoussiéré.
- Cela m’est égal que d’autres aient écrit avant moi ce que je suis en train d’écrire, car c’est à la vie et non dans les livres que je prends mon bien.
- A cet âge, la vie paraissant infinie, j’aurais donné la moitié de ce qui me restait à vivre pour avoir la certitude, exprimée par un mot doux, d’être aimé.
- La carrière d’un écrivain A 30 ans, on dit que tu es "brillant". A 40 ans, on dit que tu as du "talent". A 50 ans, on dit que tu as du "génie". A 60 ans, on dit que tu es un "has-been". A 70 ans, on dit que tu n’es "pas encore mort ? ".
- Comme le disaient les anciens maîtres de la sagesse : Songe que chaque jour est une vie et hâte-toi de bien vivre, plutôt que de vouloir vivre longtemps sans te soucier de vivre selon le bien.
- Picasso, à qui un idiot faisait remarquer, lors d’une exposition à la fin de sa vie, qu’il était capable de faire pareil en quelques minutes à peine, répondait : "Moi, monsieur, il m’a fallu trente ans". Le temps.
- Saviez-vous que les bons écrivains touchent la vie du doigt ? Les médiocres l’effleurent et les mauvais l’abandonnent aux mouches.
- Les idées et les mots ont pris de la poussière qu’il faut au philosophe de la vie réinventer le langage à chaque instant, pour nommer les choses nouvelles.
- J’ai toujours dérangé et j’ai toujours irrité. Tout ce que j’écris, ce que je fais est dérangeant, irritant. Ma vie entière en tant qu’existence n’est rien autre qu’une volonté constante de déranger et irriter. En attirant l’attention sur des faits qui dérangent et irritent.