C’est le travail unique de toute ma vie. Tout le reste n’a été que gagne-pain, gagne-pain joint à un peu de vanité de le gagner aussi bien qu’un autre.
Romancier, 1783-1842 Image : Olof Johan Södermark, Domaine public, Wikimedia Commons C’est le travail unique de toute ma vie. Tout le reste n’a été que gagne-pain, gagne-pain joint à un peu de vanité de le gagner aussi bien qu’un autre.
Romancier, 1783-1842 Image : Olof Johan Södermark, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
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Vie de Henry Brulard
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Pour moi, je ne conçois pas de finir ma vie sans faire le métier que je fais. Ma vie serait d’un ennui mortel.
Je ne connais qu’une vérité : le travail seul fait le bonheur. Je ne suis sûr que de celle-là, et je l’oublie tout le temps.
Je me considère comme quelqu’un qui a eu beaucoup de chance – mon travail est aussi ce que j’aime le plus au monde et je peux faire ma vie en le faisant.
Si l’on veut gagner sa vie, il suffit de travailler. Si l’on veut devenir riche, il faut trouver autre chose.
Il n’y a point au monde un si pénible métier que celui de se faire un grand nom : la vie s’achève que l’on a à peine ébauché son ouvrage.
Moi, ce qui m’intéresse, c’est de réussir ma vie. J’ en aurais pas d’autre.
Je n’aime pas le travail, nul ne l’aime ; mais j’aime ce qui est dans le travail, l’occasion de se découvrir soi-même.
Après tant d’années, le métier me donne toujours le même plaisir. Et les soirs de première, la même peur. Je cours après le temps, je ne sais pas rester sans rien faire.
Je vois toujours où je n’ai pas fait les choses de la bonne façon. Je ne vois que le gros du travail. C’est un peu de ma sagesse, si vous voulez l’appeler ainsi.
Je n’ai rien dans ma vie en dehors de mon travail. Je suis obsédée par cela. Je ne quitte ma maison que lorsque je suis obligée de le faire.

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