J’ai vu toute mon enfance rempailler les chaises exactement du même esprit et du même coeur, et de la même main, que ce même peuple avait taillé ses cathédrales.
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- C’était MON New-York, le coeur des Amériques, ses rues et ses boulevards comme des veines, ses avenues comme des millions de voix, un million d’autres les recouvrant, tout le monde aussi proche qu’une famille mais chacun ne voyant que lui-même.
- Ce ne serait pas la peine d’avoir des enfants si leurs petites têtes et leurs petites mains n’étaient pas toujours avec leurs sourires et leurs caresses au milieu de notre esprit et au milieu de notre coeur.
- Ah ! Quelle nécropole que le coeur humain ! Pourquoi aller aux cimetières ? Ouvrons nos souvenirs, que de tombeaux !
- Aux grands-pères : vous avez eu à coeur d’inculquer les bonnes manières à votre progéniture, vous aurez le même enthousiasme à enseigner les mauvaises à la leur.
- A ses yeux, les rides de la vieillesse formaient les plus belles écritures de la vie, celles où les enfants apprendraient à lire leurs rêves.
- Ses enfants n’étaient pas le coeur de sa vie, ils étaient la vie de son propre coeur.
- Comme beaucoup d’enfants, j’avais classé dès le départ et par principe mon père dans la catégorie des choses certaines.
- La famille est le refuge, la perpétuation et la consécration de cette conscience crépusculaire de l’enfance.
- Mon grand-père l’avait repérée, ils avaient dansé, et tout le monde avait pu constater une harmonie entre leurs genoux. Ensemble, ils étaient comme une rhapsodie des rotules. Leur évidence se transforma en mariage.
- Il y avait même dans les théâtres et les cinémas beaucoup plus de monde qu’avant-guerre, comme si ces lieux étaient des abris où les gens se rassemblaient et se serraient les uns contre les autres pour se rassurer.
- Des fragments de la croix, j’en ai vu quantité d’autres, dans d’autres églises. S’ils étaient tous authentiques, notre Seigneur n’eût pas été supplicié sur deux planches croisées, mais sur une forêt entière.
- Penchez-vous sur les berceaux, pénétrez dans les tombes, le mensonge est partout. Votre père vous a trahi, et votre mère, et votre ami, et celle en qui vous crûtes trouver le repos du coeur.
- Le canon me semblait la voix de Bonaparte; et, tout enfant que j’étais, quand il grondait, je devenais rouge de plaisir.
- Mon coeur est toujours là dans la musique gospel. Il n’est jamais parti... Je vais faire un récit évangélique et dire à Jésus que je ne peux pas supporter seul ces fardeaux.
- Le coeur happé du feu de l’enthousiasme devient étranger à tout sentiment terrestre; il ressemble à ces lieux consacrés par la foudre, où les anciens n’osaient plus ni marcher ni bâtir.