Des fragments de la croix, j’en ai vu quantité d’autres, dans d’autres églises. S’ils étaient tous authentiques, notre Seigneur n’eût pas été supplicié sur deux planches croisées, mais sur une forêt entière.
Image : Des fragments de la croix, j’en...

Citations similaires à "Des fragments de la croix, j’en..." :
- La caractéristique des gens, c’est qu’ils sont prêts à tout croire. D’ailleurs, comment l’église aurait-elle pu résister pendant presque deux mille ans sans la crédulité universelle ?
- J’irais chercher dans la forêt de Maidières, le «jolibois», cet arbrisseau qui fleurit déjà quand les noisetiers n’ont pas de chatons et que les hêtres n’ont pas encore de bourgeons, tout rouge avec des fleurs petites.
- Certes, il ne manque pas, dans les fastes chrétiens, de saints au coeur plus ferme qui n’hésitèrent jamais à fouler intrépidement aux pieds leurs affections et celles des autres.
- A chaque sou, le mendiant remercie Dieu par un signe de croix, mais il se détourne, par ce temps de libres penseurs qui courent les rues et qui se mêlent d’être charitables.
- La plus grande des preuves de Jésus-Christ sont les prophéties. C’est aussi à quoi Dieu a le plus pourvu; car l’événement qui les a remplies est un miracle subsistant depuis la naissance de l’église jusqu’à la fin.
- Jésus qui saigne sur sa croix ne me met pas en confiance. Le marketing de l’église m’a toujours stupéfié. On y parle d’amour, mais on accueille le chaland avec de la souffrance brute, un type cloué et qui saigne.
- Il faut avouer aussi que, du côté des apôtres, le zèle a été parfois un peu précipité; il a manqué dans cette occasion à la cause de la vérité, ce qui manque si souvent, une grande tête à la tête des têtes.
- Chaque dalle de cette église est une dalle funéraire, et on a conscience que ce sol où l’on marche est plein d’ossements.
- Dans l’immense vasière de la forêt vierge... Chacun peut voir que les grands arbres y sont rares. On les remarque aussitôt par l’ivoire et par le poli de la mort. Ils restent debout, soutenus par les autres.
- On sait que, chez les jésuites, les derniers voeux ne se faisaient qu’à trente-trois ans, âge où l’on prétend que Jésus-Christ a été mis en croix, et que ces pères avaient pris pour s’attacher à la leur.
- Dans la réalité, le démon identitaire était entré dans nos corps de pourceaux, et comme dans l’évangile de Luc, nous nous jetions l’un après l’autre du haut de la falaise.
- Rien n’empêche de supposer que le sorcier de la préhistoire, devant l’image d’un bison percé de flèches, a ressenti à de certains moments la même angoisse et la même ferveur que tel chrétien devant l’Agneau sacrifié.
- De quelque côté que tu regardes, elle te semble différente, pourtant c’est la même montagne. Il en est ainsi de tout ce qui a été créé : ce sont les nombreuses faces du même Dieu.
- N’oublions pas : nous sommes une Église en pèlerinage, sujette à l’incompréhension, à la persécution, mais une Église qui marche sereine, parce qu’elle porte la force de l’amour.
- Des cailloux, du sable, ces drôles d’arbres dont les épines tranchent comme des poignards, tout ça sous un soleil à vous rissoler la cervelle... Comment les dieux ont-ils bien pu créer un pays pareil ?