Comme beaucoup d’enfants, j’avais classé dès le départ et par principe mon père dans la catégorie des choses certaines.
Source : Une activité respectable
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
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Mes parents l’ont écrit dans leur autobiographie : ils n’ont jamais désiré avoir un enfant. Ma mère, je l’ai surtout fait chier dans sa carrière. Avec mon père, j’ai eu des rapports agréables, mais plutôt copain-copain. Ils pensaient surtout à leur métier.
Dans ma famille, on est érotique de père en fils.
J’étais l’ainé des enfants de ma famille. J’ai dû faire beaucoup de changement de couches et de fabrication de repas. J’emmenais ma petite sœur au ballet, récupérais mon frère, une sorte de super-nounou.
Quand j’étais petit je faisais ce que mon père voulait. Maintenant il faut que je fasse ce que mon fils veut. Mon problème est de savoir quand enfin je pourrais faire ce que je veux !
L’enfance a des manières de voir, de penser, de sentir, qui lui sont propres ; rien n’est moins sensé que d’y vouloir substituer les nôtres.
Comme tout le monde, j’ai eu des parents, mais je n’ai pas eu de papa et de maman.
À voir ce que l’école exige aujourd’hui de nos fils, je me demande combien de pères seraient capables d’êtres des enfants.
Quand mon père est mort, j’ai enroulé un fil blanc autour de mon index. Je l’ai gardé pour me rappeler qu’à une époque je ressentais des choses, qu’à une époque j’avais un père, qu’à une époque j’avais une vie.
Quand j’étais enfant, je regardais les films que mes parents voulaient regarder. Je venais d’une famille de la classe ouvrière, pas spécialement instruite, donc nous regardions des films populaires.
Donc, j’étais un mauvais élève. Chaque soir de mon enfance, je rentrais à la maison poursuivi par l’école. Mes carnets disaient la réprobation de mes maîtres. Quand je n’étais pas le dernier de ma classe, c’est que j’en étais l’avant-dernier.

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