Tout n’est peut-être qu’une immense blague, j’en ai peur, et quand nous serons de l’autre côté de la page, nous serons peut-être fort étonnés d’apprendre que le mot du rébus était si simple.
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- Quelle chose grandement niaise et cruellement bouffonne que ce mot qu’on appelle Dieu !
- C’est une triste chose que la critique, que l’étude, que de descendre au fond de la science pour n’y trouver que la vanité, d’analyser le coeur humain pour y trouver l’égoïsme, et de ne comprendre le monde que pour n’y voir que malheur.
- Quelle plate bêtise de toujours vanter le mensonge et de dire : la poésie vit d’illusions; comme si la désillusion n’était pas cent fois plus poétique par elle-même !
- Pourquoi donc, disait mademoiselle de..., âgée de douze ans, pourquoi cette phrase : «Apprendre à mourir ? » je vois qu’on y réussit très bien dès la première fois.
- Au commencement fut le verbe. Amo, amas, amat me servit de Sésame, ouvre-toi : apprendre ces verbes d’ici vendredi fut l’essence de mon éducation; peut-être que cela constitue d’ailleurs, mutatis mutandis, l’essence de toute éducation.
- Il faut petit à petit apprendre à dire les choses comme si tout allait de soi. C’est d’ailleurs le secret pour paraître posséder un quelconque talent en tant qu’écrivain...
- Et là t’as peur... Tu te dis " faut pas que je tombe du tire-fesse ", en plus la piste sur laquelle tu glisses elle est un peu bissextile... Mais tu tombes du tire-fesse ! Et là, t’as un réflexe... Humain, certes ! Mais très bizarre... : Tu restes accroché au truc !
- La mémoire du dégoût est plus grande que la mémoire de la tendresse !
- Y en a qui pensent pouvoir compenser la petite taille de leur sexe par des blagues... - Alors que pour faire rire une femme, il suffirait que celui qui a une petite bite la lui montre.
- Les mots ne suffirent plus. A force de tout se passer en mots, le plaisir restait en suspens, on s’énervait à attendre l’essentiel. Il fallait aller plus loin. Quel bonheur de s’approcher coûte que coûte de ce paroxysme !
- Je n’avais découvert qu’une alternative : entrer dans l’esprit du jour et transmettre impitoyablement les vexations, cela, afin d’être «couvert», un mot encore qui venait de reprendre toute sa valeur, ou bien, alors, m’interposer.
- L’humour c’est un recul par rapport au comique. J’aime bien avoir un recul par rapport au rire, c’est un signe d’une petite intelligence déjà, peut-être.
- L’art, au bout du compte, n’est peut-être pas plus sérieux que le jeu de quilles ? Tout n’est peut-être qu’une immense blague, j’en ai peur...
- Nuit de juin ! Dix-sept ans ! - On se laisse griser. La sève est du champagne et vous monte à la tête... On divague; on se sent aux lèvres un baiser Qui palpite, là, comme une petite bête...