Puisqu’on ne peut être universel et savoir tout ce qu’on peut savoir sur tout, il faut savoir un peu de tout. Car il est bien plus beau de savoir quelque chose de tout que de savoir tout d’une chose; cette universalité est la plus belle.
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- La connaissance de Dieu sans celle de sa misère fait l’orgueil. La connaissance de sa misère sans celle de Dieu fait le désespoir.
- Toute connaissance profonde est aussi un privilège. Et tout privilège est par essence difficilement communicable : on ne peut le conférer efficacement qu’à ceux qui sont nés et mûrs pour le posséder.
- L’inconnu est autour de nous à chaque moment. C’est là que tu dois rechercher la connaissance.
- Il ne peut y avoir de paix intérieure sans connaissance véritable. Une fois que nous saurons appliquer ce critérium infaillible de la Vérité, nous pourrons immédiatement discerner ce qui vaut la peine d’être fait, ou d’être vu, ou d’être lu.
- On se lasse de tout, sauf de connaître.
- La leçon la plus sublime que nous donne le soleil, c’est son universalité. Il ne se préoccupe pas de savoir ce que sont les créatures auxquelles il envoie ses rayons. Qu’elles soient intelligentes ou stupides, bonnes ou criminelles, qu’elles méritent ou ne méritent pas ses bienfaits, il les éclaire toutes sans distinction.
- Il nous est plus facile de nous teindre d’une infinité de connaissances, que d’en bien posséder un petit nombre.
- Savoir, c’est savoir que tu ne sais rien. Tel est le sens de la vraie connaissance.
- La liberté n’est que le fruit de la connaissance et nous devenons plus libres à mesure que nous savons d’avantage et distinguons mieux dans l’ensemble des choses le vrai et le faux.
- Savoir, c’est comprendre comme la moindre chose est liée au tout.
- Il n’y a pas en effet de plus parfaite domination que la connaissance; qui connaît quelque chose, le possède. La connaissance unit le connaisseur au connu... Celui qui connaît Dieu est déjà Dieu.
- Bienheureux, en vérité, le noble esprit qui est ravi dans la riche, la pure connaissance; laquelle est inconnue à tous ceux qui ne sont pas dépouillés de leur moi et de toutes choses.
- L’émerveillement n’est pas l’oubli de la mort, mais la capacité de la contempler comme tout le reste, comme l’amer et le sombre : dans la brûlure d’une première fois, dans la fraîcheur d’une connaissance sans précédent.
- Il est bon que, dans la jeunesse, on ait cet appétit de savoir, qui n’a que trop de tendances à se recroqueviller par la suite, quand on a compris que l’objet de la connaissance se sauve perpétuellement devant nous.
- J’ai appris à aimer le secret. Il me semble que c’est la seule chose qui puisse nous faire la vie moderne mystérieuse ou merveilleuse. La plus commune des choses nous paraît exquise si quelqu’un nous la cache.