Mais aussi si l’on rectifie L’image de l’objet sur son éloignement, sur le milieu qui l’environne, sur l’organe et sur l’instrument, les sens ne tromperont personne.
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- Dieu n’est que l’image de quelque chose, principe, force, idée, esprit, volonté, que nous ne pouvons concevoir ni nommer.
- On ne reconnaît jamais, en quoi que ce soit, davantage que ce que l’on est soi-même.
- Si l’image de la lumière peut nous servir encore pour illustrer, si j’ose dire, la connaissance, nos ancêtres en avaient choisi la clarté, tandis que nous optons plutôt pour sa vitesse. Le moteur de recherche peut, parfois, remplacer l’abstraction.
- L’orgueil, comme lassé de ses artifices et de ses différentes métamorphoses, se montre avec un visage naturel, et se découvre par sa fierté. De sorte qu’à proprement parler, la fierté est l’éclat et la déclaration de l’orgueil.
- Disséquer le corps humain, c’est détruire sa beauté; et pourtant, par cette dissection, la science arrive à y reconnaître une beauté d’un ordre bien supérieur et que la vue superficielle n’aurait pas soupçonnée.
- L’important c’est que la photo possède une force constatative et que le constatatif de la photo porte, non sur l’objet, mais sur le temps.
- Une image n’est ni une présence visible pure, ni un écran tendu devant les choses. Elle est toujours un rapport entre deux choses. La photographie d’un visage nous le donne et soustrait la pensée qui l’anime.
- On peut toujours casser les miroirs, le réel n’est pas l’image, il est au-delà.
- L’être, pour Fouquet, comme pour Chardin, ou Degas, est d’abord ce que l’on précise. Il y a cette sorte de mystère qu’un dessin nu traduit mieux que toute emphase.
- Tout peut être transformé, déformé, éliminé par la lumière. Sa souplesse est la même que celle du pinceau, exactement.
- C’est un paysage désolé. Une désolation. Evidemment, çà ne veut rien dire. Un paysage ne pense pas, il ne peut pas être désolé.
- C’est l’usage du concept qui nous rend maîtres de nos frayeurs. Nous disons : la Mort - et cette abstraction nous dispense d’en ressentir l’infini et l’horreur.
- Pourquoi croit-on que derrière un beau visage se cache obligatoirement une belle âme ?
- Le bien et le mal, en dépit d’une imagerie traditionnelle, ne se situent pas sur des pôles opposés, ne sont pas le symétrique l’un de l’autre dans un miroir, et l’absence de l’un ne conditionne pas davantage la présence de l’autre.
- La surface des eaux demeure l’éternel miroir, elle réfléchit le ciel et garde son intégrité. En se penchant vers l’épaisseur des eaux, chacun n’y verra que le reflet de lui-même; en se relevant, son regard se perdra dans le cercle d’horizon.