Mais aussi si l’on rectifie L’image de l’objet sur son éloignement, sur le milieu qui l’environne, sur l’organe et sur l’instrument, les sens ne tromperont personne.
Poète, 1621-1695Mais aussi si l’on rectifie L’image de l’objet sur son éloignement, sur le milieu qui l’environne, sur l’organe et sur l’instrument, les sens ne tromperont personne.
Poète, 1621-1695Partager sur
Source vérifiée
Fables (1668-1694), Un Animal dans la Lune
Un autre philosophe jure Qu’ils ne nous ont jamais trompés. Tous les deux ont raison; et la philosophie Dit vrai quand elle dit que les sens tromperont Tant que sur leur rapport les hommes jugeront;Mais aussi, si l’on rectifie L’image de l’objet sur son éloignement, Sur le milieu qui l’environne, Sur l’organe et sur l’instrument, Les sens ne tromperont personne.La nature ordonna ces choses sagement: J’en dirai quelque jour les raisons amplement. J’aperçois le soleil: quelle en est la figure? Ici-bas ce grand corps n’a que trois pieds de tour: Mais si je le voyais là-haut dans son séjour, Que serait-ce à mes yeux que l’œil de la nature? …
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Disséquer le corps humain, c’est détruire sa beauté ; et pourtant, par cette dissection, la science arrive à y reconnaître une beauté d’un ordre bien supérieur et que la vue superficielle n’aurait pas soupçonnée.
L’individuation n’a d’autre but que de libérer le Soi, d’une part des fausses enveloppes de la persona, et d’autre part de la force suggestive des images inconscientes.
Une image n’est ni une présence visible pure, ni un écran tendu devant les choses. Elle est toujours un rapport entre deux choses. La photographie d’un visage nous le donne et soustrait la pensée qui l’anime.
L’important, c’est que la photo possède une force constative, et que le constatif de la Photographie porte, non sur l’objet, mais sur le temps.
Si on cache une région du corps, c’est pour mieux attirer l’attention sur elle.
L’être, pour Fouquet, comme pour Chardin, ou Degas, est d’abord ce que l’on précise. Il a cette sorte de mystère qu’un dessin nu traduit mieux que toute emphase.
La perception n’est pas une science du monde, ce n’est pas même un acte, une prise de position délibérée, elle est le fond sur lequel tous les actes se détachent et elle est présupposée par eux.
Quand on regarde longuement un mort, on finit toujours par discerner d’imperceptibles mouvements sur son visage. Cette illusion doit tenir au fait que nous n’arrivons pas à nous résigner à son irrémédiable immobilité.
Tout peut être transformé, déformé, éliminé par la lumière. Sa souplesse est la même que celle du pinceau, exactement.
La grandeur apparente d’un objet varie avec sa distance apparente, ou sa couleur apparente avec les souvenirs que nous en avons.

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