Le langage, loin de combler l’abîme qui sépare les êtres, creuse la distance, il met en évidence la solitude et l’impossibilité de communiquer.
Image : Le langage, loin de combler l’abîme...

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- La distance est uniquement un test afin de savoir jusqu’où l’amour peut voyager. L’amour n’a pas de distance. Il n’a pas de continent. Ses yeux sont les étoiles.
- Le problème de la distance est l’envers de toutes les relations avec le réel. Tout s’évalue en distance.
- En amour un silence vaut mieux qu’un langage. Il est bon d’être interdit; il y a une éloquence de silence qui pénètre plus que la langue ne saurait faire.
- Il y a une langue une là où des individus, se comprenant entre eux, ont, d’une façon consciente ou inconsciente, le sentiment et la volonté d’appartenir à la même communauté linguistique.
- L’intelligence met déjà à l’écart. Mais si la sensibilité s’y ajoute, alors là, c’est la solitude complète.
- Sur la terre, on se comprend sans presque jamais se parler; tandis que dans les villes, on se parle sans presque jamais se comprendre.
- Le sentiment que la vie vous a quitté de votre vivant est l’expression de la solitude absolue. Personne ne peut ni le comprendre ni le partager.
- La solitude que l’on éprouve en écrivant est assez terrifiante. C’est parfois proche de la folie, on disparaît et on perd le sens de la réalité.
- Nous échouons à traduire entièrement ce que notre âme ressent : la pensée demeure incommensurable avec le langage.
- Le langage réalise, en brisant le silence, ce que le silence voulait et n’altérait pas.
- Il faut toujours une séparation d’avec les autres gens autour de la personne qui écrit des livres. C’est une solitude. C’est la solitude de l’auteur, celle de l’écrit.
- Nous sommes des sourds-muets qui rêvons du plus beau langage alors qu’un seul mot nous ne savons le reconnaître. La vie d’un homme est un misérable balbutiement dans le désert...
- Si la solitude sépare, elle tranche bien des liens qu’on ne coupe qu’à regret, mais elle permet de plonger des racines dans ce qui est essentiel.
- La musique. Probablement la langue véritable du subconscient, la langue universelle au-delà du possible.