On craignait sa vigilance, et le gaspillage était moindre. Elle-même craignait sa censure, et se contenait davantage dans ses dissipations...
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- Que de voix vont s’élever contre moi ! J’entends de loin les clameurs de cette fausse sagesse qui nous jette incessamment hors de nous...
- Mme de Roucy avait beaucoup de crainte de se méprendre, ce qui lui donnait une timidité bienséante à son âge.
- Quand on s’engage dans le contrôle, on s’achemine vers la répression.
- Elle prit donc le parti d’établir autour de la chambre de son mari la plus exacte surveillance. Elle régna despotiquement dans sa maison, qui fut soumise à son espionnage de femme.
- Notre raison n’est propre qu’à brouiller tout et qu’à faire douter de tout : elle n’a pas plus tôt bâti un ouvrage qu’elle vous montre les moyens de le ruiner.
- Vous nous reprochez de la tiédeur; mais je crois vous l’avoir déjà dit, la crainte des fagots est très rafraîchissante.
- Elle vit l’effroi sur le visage de sa soeur et s’en sentit gagnée par une sorte de panique.
- Elle revêtait sa peur d’un déguisement pour pouvoir la regarder... Elle la baptisait fièvre, rats, chômage. Le vrai visage qui restait tabou était la mort.
- Si elle n’avait pas été obnubilée par la crainte, elle aurait raisonné avec plus de finesse; elle se serait dit qu’on ne fuit pas loin des gens à moins d’avoir peur d’eux, et qu’on n’a peur d’eux que lorsqu’on se sait désarmé.
- La timidité de cet homme se communiquait à elle et la gênait; elle n’était pas accoutumée à ce silence, à cette attitude pleine d’égards et de soumission.
- On étouffe les clameurs, mais comment se venger du silence ?
- Seuls les tout petits chefs jouissent de leur pouvoir - au-dessus, on ne connaît que la peur de se faire poignardes dans le dos, la rage des trahisons et le poison des fausses promesses.
- Le langage ordurier de notre milieu d’origine était utile pour agresser ou se défendre mais, précisément parce que c’était la langue de la violence, loin de faciliter les confidences intimes, il les empêchait.
- Avoir peur de son ombre, c’était risible ! Mais qui plus que Wendy Torrance en avait le droit ? Après tout ce qu’elle avait vu et vécu, elle savait que certaines ombres sont dangereuses. Qu’elles ont des dents et qu’elles mordent.
- Il n’y a rien si sujet à être trompé que la prudence humaine : ce qu’elle espère lui manque, ce qu’elle craint s’écoule, ce qu’elle n’attend point lui arrive.