On craignait sa vigilance, et le gaspillage était moindre. Elle-même craignait sa censure, et se contenait davantage dans ses dissipations…
Écrivain, 1712-1778 Image : Maurice Quentin de La Tour, Domaine public, Wikimedia Commons On craignait sa vigilance, et le gaspillage était moindre. Elle-même craignait sa censure, et se contenait davantage dans ses dissipations…
Écrivain, 1712-1778 Image : Maurice Quentin de La Tour, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
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Les Confessions (1765), Texte entier
Cette perte causa à maman autant de préjudice que de douleur. Depuis ce moment, ses affaires ne cessèrent d’aller en décadence. Anet était un garçon exact et rangé, qui maintenait l’ordre dans la maison de sa maîtresse.On craignait sa vigilance, et le gaspillage était moindre. Elle-même craignait sa censure, et se contenait davantage dans ses dissipations.Ce n’était pas assez pour elle de son attachement, elle voulait conserver son estime, et elle redoutait le juste reproche qu’il osait quelquefois lui faire, qu’elle prodiguait le bien d’autrui autant que le sien. Je pensais comme lui, je le disais même; …
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Si elle n’avait pas été obnubilée par la crainte, elle aurait raisonné avec plus de finesse ; elle se serait dit qu’on ne fuit pas loin des gens à moins d’avoir peur d’eux, et qu’on n’a peur d’eux que lorsqu’on se sait désarmé.
Elle revêtait sa peur d’un déguisement pour pouvoir la regarder… Elle la baptisait fièvre, rats, chômage. Le vrai visage qui restait tabou était la mort.
Vous nous reprochez de la tiédeur ; mais je crois vous l’avoir déjà dit, la crainte des fagots est très rafraîchissante.
La timidité de cet homme se communiquait à elle et la gênait ; elle n’était pas accoutumée à ce silence, à cette attitude pleine d’égards et de soumission.
On étouffe les clameurs, mais comment se venger du silence ?
Mme de Roucy avait beaucoup de crainte de se méprendre et de mal faire, ce qui lui donnait une timidité bienséante à son âge.
Glissant aux choses religieuses comme par un attirement irrésistible à la pente d’un doux abîme, elle s’abandonnait à l’angoisse et à la langueur d’une conscience absolument découragée.
Les lois et les censures compromettent la liberté de pensée bien moins que ne le fait la peur. Toute divergence d’opinion devient suspecte et seuls quelques très rares esprits ne se forcent pas à penser et juger « comme il faut ».
La terreur qu’il répandait était telle, que non seulement les gens du pays ne lui parlaient pas, mais qu’ils évitaient de parler de lui. On disait seulement : « Il a été en justice. ».
Avoir peur de son ombre, c’était risible ! Mais qui plus que Wendy Torrance en avait le droit ? Après tout ce qu’elle avait vu et vécu, elle savait que certaines ombres sont dangereuses. Qu’elles ont des dents et qu’elles mordent.

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