J’ai la conviction que la critique est pour longtemps une science factice et que le talent n’est soumis à aucune espèce de règle dont on puisse lui reprocher la méconnaissance.
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- La véritable intelligence ne connaît pas l’admiration, elle prend connaissance, elle respecte, elle estime, c’est tout.
- La critique souvent n’est pas une science; c’est un métier, où il faut plus de santé que d’esprit, plus de travail que de capacité, plus d’habitude que de génie.
- J’admire la force de subtilité de ceux qui, sans aucun pouvoir créateur, usent l’inquiétude de leur forte intelligence dans l’examen et l’analyse critique des oeuvres d’autrui.
- Prenez les critiques au sérieux, mais pas de manière personnelle. Si il y a du vrai ou du mérite dans la critique, essayez d’apprendre d’elle. Sinon, laissez-le glisser à côté de vous.
- Je ne fais pas grand cas, pour moi, de la critique. Toute mouche qu’elle est, c’est rare qu’elle pique. On m’a dit l’an passé que j’imitais Byron : Vous qui me connaissez, vous savez bien que non.
- Le talent est-il plus contagieux qu’héréditaire ? Oui, mais ce n’est pas important d’avoir du talent, puisque ça n’excuse jamais de ne pas avoir de génie.
- La critique est un parasite de la société qui n’a aucune influence ! Les critiques sont de vieux imbéciles, incapables de faire un autre métier alors que la majorité des artistes sur le retour pourraient très bien devenir critiques !
- Pour être juste, c’est-à-dire pour avoir sa raison d’être, la critique doit être partiale, passionnée, politique, c’est-à-dire faite à un point de vue exclusif, mais au point de vue qui ouvre le plus d’horizons.
- Il ne faut point... Parce que nous avons trouvé contre un raisonnement un peu faible de l’auteur un raisonnement assez fort, croire toujours avoir raison contre lui.
- Pour être un excellent critique, il faudrait pouvoir être bon auteur. Le talent peut seul agrandir l’horizon du goût.
- J’ai toujours senti que l’état d’auteur n’était, ne pouvait être illustre et respectable qu’autant qu’il n’était pas un métier. Pour pouvoir, pour oser dire de grandes vérités, il ne faut pas dépendre de son succès.
- Si autrui doit pouvoir nous être donné, c’est par une appréhension directe qui laisse à la rencontre son caractère de facticité comme le cogito lui-même laisse toute sa facticité à ma propre pensée.
- Si un écrivain est couronné, encensé, il considère que c’est la juste contrepartie de son talent, s’il est ignoré de la critique, dédaigné par le public, il en tient l’attachée de presse pour principale responsable.
- La critique est un contresens : il faut lire, non pour comprendre autrui mais pour se comprendre soi-même.